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LANCEMENT DES OUTILS STRATEGIQUES ET TECHNIQUES DE PROMOTION DES ACTIONS CLIMATIQUES COHERENTES AU SAHEL: Allocution du Secrétaire Exécutif de la CCRS

Madame la présidente du GTC Monsieur le Secrétaire Exécutif du CNEDD ; Madame la Directrice sous-régionale de la CEA ; Monsieur le Représentant de la coordination du projet PACO ; Monsieur le Représentant par intérim et Directeur adjoint du PAM au Niger. Mesdames et Messieurs, Distingués invités, 100 millions. C’est 100 millions de Sahéliennes et de Sahéliens qui vivent aujourd’hui sous la menace directe du dérèglement climatique. 100 millions de vies dont le quotidien s’appelle : Soif.Faim.Exode.Conflits. Voilà le quotidien que les extrêmes climatiques imposent à notre région. Des extrêmes qui s’amplifient.Qui s’accentuent.Qui brisent des vies.Et qui menacent les fondements mêmes de nos sociétés. Et cela, en dépit de nos efforts.En dépit des milliards investis. Des milliards, oui. Mais des milliards dont une partie relève du régime de la dette.Une dette que nos États contractent pour réparer un climat qu’ils n’ont pas déréglé.Nous subissons l’histoire des autres. Et on nous demande de payer la facture. Transformer la victime en débiteur : voilà l’injustice climatique. Face à ce paradoxe, nous avons un devoir : que chaque franc investi soit efficace.Car une dette mal investie, c’est une double peine pour nos générations futures : elles héritent du dérèglement, et de l’ardoise. Les générations futures ne doivent pas payer deux fois : pour un climat déréglé, et pour des dettes contractées pour le réparer. C’est pour briser cette double peine que la Commission Climat pour la Région du Sahel a créé deux instruments. Pas demain. Maintenant. Le premier : une plateforme des bonnes pratiques d’adaptation.C’est une banque vivante du savoir sahélien. Nous avons identifié, analysé et validé une cinquantaine de solutions qui marchent.Du Cap-Vert au Sahel central, jusqu’à Djibouti à la Corne de l’Afrique. L’objectif est simple.Que ce qui réussit à Dakar inspire Niamey.Que ce qui sauve à N’Djamena soit répliqué à Djibouti.Vite. Et pour passer à l’échelle nationale, nous partons des réalités de chaque pays.Prenons le cas du Niger. La régénération naturelle assistée qui reverdit les terroirs de Maradi.Les demi-lunes de Tondikiwindi, à Ouallam, qui restaurent les plateaux.Les cordons pierreux d’Ibouhamane, à Keita dans Tahoua, qui stoppent l’érosion.Les systèmes communautaires d’alertes précoces promus à Zinder qui anticipent la soudure.Les conventions locales de Bankilaré qui apaisent les conflits. Ces solutions nigériennes, documentées et validées, doivent être promues. Pour que le savoir national devienne un bien régional. Et que le régional revienne renforcer le national. Le second : un outil de mesure et d’évaluation de la perception. Car une intervention n’est efficace que si elle est comprise et acceptée.Cet instrument donne la parole aux communautés.À celles et ceux qui se voient trop souvent relégués au rôle de simples spectateurs, alors que le rôle d’acteurs leur est naturellement dévolu. Cet outil nous dira ce qui marche.Ce qui doit être amélioré.Ce qu’il faut changer. L’écoute devient une donnée stratégique. L’écoute doit nous aider à faire le tri : entre les interventions alignées sur les priorités de nos communautés que portent nos États, et celles qui servent d’autres agendas. Ces outils n’existeraient pas sans l’appui de certains de nos partenaires stratégiquesJe remercie à cet égard la Coopération allemande, à travers le projet PACO.Et le Programme Alimentaire Mondial. Votre appui est décisif. Je salue aussi le travail rigoureux des consultants et de l’équipe de la CCRS.Vous avez fait de l’ambition une réalité. Wangari Maathai, Prix Nobel de la Paix, nous rappelait ceci : « Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde. » Le changement, aujourd’hui, c’est d’agir ensemble.Mais aussi d’apprendre ensemble.Et d’écouter ensemble. Mesdames, Messieurs, La redevabilité n’est pas un mot.C’est un devoir. Ces outils ne vivront que si vous vous en saisissez.Cette rencontre est faite pour ça. Vous les présenter.Recueillir vos appréciations, vos contributions, vos idées et s’assurer de votre appropriation. Et je tiens à le dire clairement : la CCRS ne cherche pas le monopole.Elle cherche la synergie. Car aucun État, aucun partenaire, aucune communauté ne gagnera seul contre le climat. Mais ensemble, nous sommes le Sahel. Et le Sahel sait tenir. Nous avons besoin de vous.Pour que ces outils deviennent les vôtres.Pour que la parole des communautés guide l’action.Pour que chaque franc investi sauve et transforme. En conclusion, je lance un appel. À vous, États.À vous, partenaires techniques et financiers.À vous, société civile, acteurs de recherche et leaders communautaires. Mutualisons nos forces. Faisons de ces deux instruments le socle d’une nouvelle manière d’agir au Sahel. Cohérence.Redevabilité.Efficacité. Le Sahel ne peut plus attendre.Agissons.Maintenant.Ensemble. En vous invitant à suivre avec attention les présentations qui vont suivre,je déclare officiellement lancés la Plateforme des bonnes pratiques d’adaptation et l’Outil de mesure de la perception des parties prenantes sur l’impact des interventions des partenaires au Sahel. Je vous remercie.

Entretien de haut niveau entre le Secrétaire Exécutif de la CCRS et le Commissaire ARBE de l’Union Africaine
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Entretien de haut niveau entre le Secrétaire Exécutif de la CCRS et le Commissaire ARBE de l’Union Africaine

Le Secrétaire Exécutif de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), SEM. Issifi Boureima a été reçu ce jeudi 15 mai 2025 par Son Excellence M. Moses Vilakati, Commissaire à l’Agriculture, au Développement Rural, à l’Économie Bleue et à l’Environnement Durable (ARBE) de la Commission de l’Union Africaine, au siège de l’institution à Addis-Abeba, en Éthiopie. Cette rencontre de prise de contact a été l’occasion pour SEM. Issifi Boureima d’adresser à Son Excellence ses chaleureuses félicitations pour sa brillante élection à la tête du Département ARBE. Il a salué un parcours professionnel riche, marqué par des expériences pertinentes et un engagement constant en faveur de la résilience et du développement durable des communautés africaines, autant d’atouts essentiels pour la réussite de cette noble mission continentale. L’entretien a permis aux deux parties de discuter des synergies possibles entre les priorités climatiques de la CCRS et les axes stratégiques portés par le Département ARBE. À cet égard, SEM. Moses Vilakati a salué les efforts déjà engagés par la CCRS depuis la mise en place de son Secrétariat Exécutif notamment, en ce qui concerne la mise en œuvre de projets structurants et le plaidoyer pour une action coordonnée au niveau régional. Le Commissaire s’est également déclaré pleinement disposé à œuvrer pour une collaboration renforcée entre les deux institutions, en identifiant des actions concrètes et concertées dans des domaines clés tels que la sécurité alimentaire, la restauration des terres dégradées et la mobilisation des financements climatiques pour la région du Sahel. La rencontre s’est tenue dans un climat constructif et engagé, illustrant une volonté partagée de consolider les liens entre la CCRS et la Commission de l’Union Africaine au service d’un développement durable inclusif et d’une adaptation climatique efficace sur le continent. SEM. Issifi Boureima a exprimé ses remerciements à Son Excellence le Commissaire pour la qualité des échanges ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe du Département ARBE pour l’accueil chaleureux et l’organisation de cette rencontre.

Allocution de Son Excellence Monsieur Issifi Boureima, Secrétaire Exécutif de la CCRS
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REUNION D’ENGAGEMENT DES EXPERTS ET PARTENAIRES DE L’INITIATIVE DE LA GRANDE MURAILLE VERTE : Allocution de SEM. Issifi Boureima, Secrétaire Exécutif de la CCRS

Excellences et Honorables participants, Chers Experts des Organisations Etatiques et de la Société Civile des pays membres de l’UA, Mesdames et Messieurs les représentants des organisations partenaires, Mesdames et Messieurs, C’est avec un immense honneur et un réel plaisir que je prends la parole à l’ouverture de cette rencontre dédiée à une cause qui nous est chère à toutes et à tous à savoir la restauration des terres et le renforcement de la résilience des communautés africaines face aux défis climatiques. Je voudrais tout d’abord adresser mes sincères remerciements au Département Agriculture, Développement rural, Économie bleue et Environnement durable (ARBE) de la Commission de l’Union Africaine, tant pour l’initiative de cette rencontre que pour l’invitation qui nous est adressée. En Effet, cette réunion qui illustre une fois de plus l’engagement de la Commission de l’Union Africaine à travers son département ARBE se tient dans un contexte marqué par la multiplication des défis climatiques et leurs corollaires. Ces défis aggravés par des nouvelles crises émergentes, compromettent malheureusement les efforts déployés par nos États en particulier ceux du Sahel pour renforcer l’adaptation et la résilience de leurs communautés ainsi que de leurs moyens de subsistance. Pourtant des initiatives ambitieuses existent à l’image de la Grande Muraille Verte qui représente un programme panafricain structurant intégrant des actions cohérentes et adaptées de résilience et de restauration des écosystèmes. Néanmoins, force est de constater que la mise en œuvre de cette initiative reste limitée, essentiellement en raison de la faible mobilisation des ressources financières et ce malgré les nombreux engagements politiques et annonces de soutien. Face à cette situation devrions nous, nous réjouir de l’adoption d’un nouveau Cadre stratégique décennal 2024–2034 visant à renforcer l’élan de la mise en œuvre de cette initiative. Il est toutefois important de souligner que les objectifs décliner dans ce nouveau cadre ne pourra être atteint sans un véritable sursaut collectif pour lever les goulots d’étranglement liés au financement. Cela est d’autant plus préoccupant dans un contexte où l’agenda multilatéral et même bilatéral montre des signes de recul préoccupants. Dès lors, il est plus que jamais nécessaire de renforcer la synergie, la cohérence et l’efficacité des interventions pour éviter que des initiatives cruciales comme la Grande Muraille Verte ne soient davantage fragilisées.   C’est dans cette dynamique que la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS) que j’ai l’honneur de diriger, place au cœur de son agenda stratégique l’initiative de la Grande Muraille Verte dont les actions sont portées par le Plan d’Investissement Climat pour la Région du Sahel (PIC-RS) que nos pays se sont dotés dans le cadre de l’opérationnalisation de notre Commission. La CCRS continue d’accorder ainsi une attention particulière à cette initiative qu’elle porte avec détermination dans son agenda de plaidoyer auprès de ses pays membres et les partenaires du Sahel. En effet, cette vision de la CCRS se justifie par le fait qu’elle considère la Grande Muraille Verte suivant les priorités de ses pays membres comme un levier essentiel de restauration écologique, de développement durable, de stabilité et de sécurité humaine notamment, pour la région du Sahel. Mesdames et Messieurs, Le Sahel, qui est au cœur de cette initiative incarne à la fois la fragilité et le potentiel de notre continent. Cette région fait face à de nombreux défis : dégradation des terres, désertification, insécurité alimentaire, déplacements forcés et tensions sociales. Pourtant, elle regorge également des solutions endogènes de résilience communautaire et d’un engagement local remarquable, autant de richesses que l’Initiative de la Grande Muraille Verte se doit de valoriser pleinement. N’es pa là une raison qui pourrai justifier l’attention particulière qu’accorde la CCRS au nom des pays de la région du Sahel à la présente réunion qui vise notamment à : Mesdames, Messieurs, Pour relever ces défis, nous devons impérativement changer d’échelle, de méthode et d’ambition. Il nous faut une collaboration réellement intégrée, multisectorielle, fondée sur les principes d’alignement, de transparence et de redevabilité. Les financements doivent être facilités, les innovations partagées, et les voix des communautés pleinement entendues. C’est dans cette dynamique que la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), pleinement engagée à contribuer activement à la mise en œuvre d’actions de résilience et d’adaptation a organisé du 22 au 23 avril 2025 à Niamey au Niger, une rencontre régionale sur le suivi de l’opérationnalisation des instruments et mécanismes de financement de la résilience et de la stabilisation dans la région du Sahel. Cette réunion a offert un cadre de dialogue approfondi sur le défi crucial du financement de la résilience et du développement durable au Sahel, à travers une analyse collective des forces et faiblesses des mécanismes régionaux et sous-régionaux mis en place par les États, via différentes institutions. La CCRS s’est réjouie ainsi de la mission qui lui a été confiée de porter les conclusions de cette rencontre auprès de tous les acteurs de l’agenda de la résilience et de l’adaptation du Sahel. Je saisis à cet égard, cette occasion pour lancer un appel aux partenaires ici présents en faveur d’un engagement renforcé dans la mobilisation des ressources. Je me permets également de renouveler avec insistance, notre appel à la Commission de l’Union Africaine pour un engagement accru en faveur de l’opérationnalisation effective de la CCRS tel que recommandé par la Deuxième Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Commission. Toujours dans cette dynamique, la CCRS a accueilli du 14 au 19 avril 2025, une mission technique de la Banque Africaine de Développement (BAD). Cette mission s’inscrit dans le cadre de la préparation du Projet d’Appui à la Résilience et à l’Adaptation aux Changements Climatiques des Communautés et des Écosystèmes des Bassins Hydrographiques du Sahel (Projet RACE-SAHEL). Aligné sur les priorités nationales, régionales ainsi que sur les objectifs de l’Initiative de la Grande Muraille Verte, ce projet vise à renforcer la résilience climatique dans quatre pays membres de la CCRS : le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Sénégal. Par ailleurs, la CCRS a élaboré trois notes conceptuelles conformes aux standards du Fonds Vert

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Le Secrétaire Exécutif de la CCRS en mission à Addis-Abeba

Le Secrétaire Exécutif de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), SEM. Issifi Boureima, entreprend ce dimanche 11 mai 2025 une visite officielle à Addis-Abeba, en Éthiopie au siège de l’Union Africaine. Il prendra part au segment d’ouverture de la réunion d’engagement des experts et partenaires de l’Initiative de la Grande Muraille Verte, où il est attendu au rang des invités de marque. À cette occasion, il prononcera une allocution mettant en lumière les priorités climatiques de la région du Sahel et les synergies possibles avec cette initiative continentale. Plusieurs rencontres bilatérales de haut niveau figurent également à son agenda au cours de ce déplacement stratégique. Le Secrétaire Exécutif est accompagné par M. Idrissa Mahamadou Soumana, Spécialiste de Programmes, et M. Sadou Alize Mouktar, Chargé de Communication Multimédia qui représenteront la CCRS aux travaux de la réunion.