Actualités

Projet PACO : la CCRS appelle à accélérer la mise en œuvre des actions d’adaptation climatique

Niamey, le 8 octobre 2026 – Le Secrétaire exécutif de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), Son Excellence Monsieur Issifi Boureima, a présidé ce jeudi l’ouverture de la troisième session trimestrielle du Comité de gestion du projet « Mise en œuvre des priorités régionales et nationales d’adaptation en Afrique centrale et de l’Ouest » (PACO). Tenue par visioconférence sous l’égide de la CCRS, la rencontre a réuni les institutions membres du consortium de mise en œuvre : la Coopération allemande (GIZ), la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID) et l’Institut de Potsdam pour la recherche sur l’impact du climat (PIK). Dans son allocution, SEM Issifi Boureima a rendu hommage à l’engagement constant des partenaires et à la qualité de leur collaboration. Il a présenté cette session comme un cadre stratégique essentiel pour coordonner les efforts, évaluer les avancées et accélérer l’exécution du projet. Dressant le bilan du trimestre écoulé, le Secrétaire exécutif a mis en avant les progrès réalisés par la CCRS, notamment en Guinée, au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Les actions menées ont permis de renforcer les capacités nationales d’identification et d’opérationnalisation des indicateurs d’adaptation, d’améliorer le suivi des financements climatiques et de stimuler l’entrepreneuriat vert féminin. Ainsi, 60 nouvelles femmes entrepreneures ont été formées au cours du trimestre, portant à 200 le nombre de bénéficiaires dans neuf États membres depuis le lancement de l’activité. Ces neuf pays ont également consolidé leurs politiques d’adaptation grâce aux outils stratégiques développés par le projet. SEM Issifi Boureima a ensuite présenté les principaux chantiers engagés par la CCRS, qui devront aboutir au plus tard début 2027 : l’élaboration de trois notes conceptuelles de projets multipays, la mise en place de dispositifs nationaux de suivi des indicateurs d’adaptation dans neuf États membres et la conception d’un cadre régional harmonisé de suivi de l’adaptation. Un accent particulier sera mis sur l’accompagnement des femmes entrepreneures dans l’accès aux financements climatiques. Soulignant la nécessité de traduire les orientations stratégiques en résultats concrets, le Secrétaire exécutif a invité les membres du consortium à renforcer leur coordination et à assurer un suivi rigoureux des décisions du Comité de pilotage. Les travaux de la session portent sur l’état d’avancement des activités, les principales réalisations, le calendrier de mise en œuvre pour 2026 ainsi que le suivi des recommandations de la première réunion du Comité de pilotage, tenue le 10 juin 2026 à Bonn, en Allemagne. À l’approche de la clôture du projet, prévue en 2027, SEM Issifi Boureima a exhorté les partenaires à redoubler d’efforts pour atteindre pleinement les résultats attendus. Il a réaffirmé l’engagement de la CCRS à poursuivre son action aux côtés de ses partenaires afin de renforcer les capacités des États, de promouvoir une adaptation efficace et de bâtir durablement la résilience des populations sahéliennes. Par cette dynamique de coopération, la CCRS confirme son rôle moteur dans la coordination des initiatives régionales d’adaptation face aux défis climatiques du Sahel.

Actualités

Côte d’Ivoire : la CCRS clôt une semaine d’activités consacrées au renforcement de l’adaptation climatique

Abidjan, 2 octobre 2026 – La Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS) a achevé, ce vendredi 2 octobre à Abidjan, une série d’activités menées tout au long de la semaine en Côte d’Ivoire dans le cadre du Programme « Mise en œuvre des priorités régionales et nationales d’adaptation en Afrique de l’Ouest et Centrale » (PACO). Cette séquence s’est conclue par l’atelier de validation de l’étude sur l’identification et l’opérationnalisation des indicateurs d’adaptation au changement climatique en Côte d’Ivoire, ouvert le jeudi 1er octobre et clôturé ce vendredi. L’atelier visait notamment à examiner et consolider un cadre d’indicateurs pertinents, fiables et opérationnels permettant de mesurer les progrès réalisés en matière d’adaptation, d’éclairer la décision publique et de renforcer le suivi des engagements climatiques du pays. La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’intervention de Monsieur Emmanuel KOUAKOU, Coordonnateur Adjoint du Programme National Changements Climatiques (PNCC), qui a procédé à l’ouverture des travaux. Dans son intervention, Monsieur Emmanuel KOUAKOU a notamment salué le rôle joué par la CCRS dans l’accompagnement des pays et le renforcement de leurs capacités en matière d’adaptation au changement climatique. Monsieur Salomon KOUAKOU, Conseiller technique en adaptation au changement climatique à la GIZ, est également intervenu à cette occasion. Il a mis en exergue l’importance de la coopération avec la CCRS dans le cadre du Programme PACO et les efforts déployés pour accompagner les pays dans la traduction de leurs engagements climatiques en actions concrètes. Les différentes interventions ont ainsi permis de souligner l’importance de la coopération entre la CCRS, les institutions nationales ivoiriennes et la GIZ pour renforcer les outils de planification, de suivi et d’évaluation de l’adaptation. Les deux journées de travaux ont permis aux représentants des institutions nationales, experts, partenaires et autres parties prenantes d’examiner les indicateurs proposés et de formuler leurs contributions en vue de disposer d’un dispositif adapté aux réalités et aux priorités de la Côte d’Ivoire. L’enjeu est de parvenir à des indicateurs mesurables, réalistes, pertinents et effectivement utilisables dans le suivi des politiques et actions d’adaptation. Le dispositif doit également contribuer à mieux identifier les vulnérabilités, orienter les décisions publiques, renforcer la mobilisation des financements climatiques et améliorer la transparence dans le suivi des engagements du pays au titre de l’Accord de Paris. Représentant Son Excellence Monsieur Issifi Boureima, Secrétaire Exécutif de la CCRS, Madame Hassane Baka Oumou Hani, Chargée de programme Genre et Changement climatique, a réaffirmé l’engagement de la Commission à accompagner ses États membres dans le renforcement de leurs capacités institutionnelles, la mise en œuvre de leurs Contributions déterminées au niveau national (CDN) et de leurs Plans nationaux d’adaptation (PNA), ainsi que dans leurs efforts de mobilisation des financements climatiques. La clôture de cet atelier marque également la fin d’une semaine d’activités de la CCRS en Côte d’Ivoire, menée du lundi 28 septembre au vendredi 2 octobre 2026, autour de plusieurs dimensions complémentaires de l’adaptation au changement climatique. Ces activités ont notamment porté sur le renforcement des capacités des femmes entrepreneures face au changement climatique, ainsi que sur le développement et l’opérationnalisation d’outils permettant d’améliorer le suivi de l’adaptation au niveau national. À travers cette série d’activités, la CCRS et ses partenaires entendent contribuer à faire de l’adaptation une démarche davantage mesurable, inclusive et ancrée dans les priorités nationales, tout en renforçant les capacités des acteurs appelés à traduire les engagements climatiques en résultats concrets au bénéfice des populations. La CCRS a renouvelé ses remerciements au Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire, à la GIZ, aux équipes techniques nationales, aux consultants et à l’ensemble des partenaires mobilisés pour la réussite de ces activités.

Actualités

Côte d’Ivoire : la CCRS renforce les capacités des femmes entrepreneures face au changement climatique

Abidjan, 29 septembre 2026 – L’Atelier de formation des formatrices de femmes entrepreneures sur l’adaptation au changement climatique en Côte d’Ivoire a pris fin ce mardi 29 septembre 2026 à Abidjan, après deux jours de travaux consacrés au renforcement des capacités des femmes en matière d’adaptation climatique, d’entrepreneuriat vert et de transmission des acquis. Organisé dans le cadre du Programme « Mise en œuvre des priorités régionales et nationales d’adaptation en Afrique de l’Ouest et Centrale » (PACO), cet atelier s’inscrit dans les efforts de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS) et de ses partenaires visant à renforcer les capacités des acteurs de l’adaptation au changement climatique, avec une attention particulière portée aux femmes entrepreneures. En prélude à l’ouverture officielle des travaux, M. Andé Jean Yves, Point Focal principal de la CCRS en Côte d’Ivoire, a présenté la Commission Climat pour la Région du Sahel, son mandat et ses principales missions. Il a également contextualisé l’organisation de l’atelier et son inscription dans la dynamique de coopération entre la CCRS et la Côte d’Ivoire. Prenant ensuite la parole, Mme Fadiga Kaly Diarrasouba, Conseillère Technique au Ministre des Ressources Animales et Halieutiques, a souhaité une chaleureuse bienvenue aux délégations, ainsi qu’aux femmes entrepreneures participant à la formation. Elle a souligné l’importance de renforcer les capacités d’adaptation des femmes, particulièrement présentes dans les chaînes de valeur de l’élevage, de la pêche, de la transformation et de la commercialisation des produits animaux et halieutiques. Au nom de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), Mme Hassane Baka Oumou Hani, Chargée de programme Genre et Changement climatique, représentant Son Excellence Monsieur le Secrétaire Exécutif de la CCRS, a tout d’abord transmis les sincères remerciements du Secrétaire Exécutif aux autorités ivoiriennes pour l’accueil chaleureux réservé à la délégation de la Commission. Elle a également salué l’exemplarité du cadre de coopération qui lie la Côte d’Ivoire à la CCRS, soulignant que la qualité de l’organisation de cette rencontre en constitue une parfaite illustration. Dans son intervention, Mme Oumou Hani a rappelé que les femmes sont à la fois particulièrement exposées aux conséquences du changement climatique et porteuses de solutions, grâce notamment à leur expérience, leur capacité d’innovation et leur connaissance des réalités locales. Le discours d’ouverture officielle de l’atelier a été prononcé par M. YAPI Leroy, Point Focal Adjoint de la CCRS et Point Focal du PACO en Côte d’Ivoire. Dans son intervention, il a remercié la CCRS, et particulièrement son Secrétaire Exécutif, Son Excellence Monsieur Issifi Boureima, pour l’organisation de cette initiative, ainsi que la GIZ et le Ministère fédéral allemand de l’Environnement pour leur accompagnement à travers le Programme PACO. Il a souligné l’importance de cette formation dans le renforcement des capacités des femmes entrepreneures face aux effets du changement climatique, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de la transformation, du commerce et des ressources animales et halieutiques. La particularité de cet atelier réside dans son approche axée sur la formation de formatrices relais. L’objectif est d’aller au-delà du renforcement individuel des capacités pour créer une véritable dynamique de transmission des connaissances au bénéfice d’un plus grand nombre de femmes entrepreneures. Comme l’a souligné la représentante de la CCRS, la Commission a souhaité impulser une dynamique permettant aux participantes de devenir des formatrices relais capables de partager leurs connaissances et d’accompagner d’autres femmes entrepreneures. Durant les deux journées de travaux, les participantes ont ainsi renforcé leurs connaissances sur plusieurs thématiques essentielles, notamment le genre et l’inclusion sociale, le changement climatique et les pratiques d’adaptation, l’entrepreneuriat vert et l’éco-innovation, les chaînes de valeur agroécologiques ainsi que l’accès au financement vert. Une attention particulière a également été accordée aux techniques de formation des adultes, à l’animation participative et au mentorat, afin de permettre aux participantes d’assurer efficacement la transmission des connaissances acquises auprès d’autres femmes entrepreneures. À travers cette initiative, la CCRS réaffirme l’importance de l’autonomisation économique des femmes dans les stratégies d’adaptation au changement climatique. Pour la Commission, lorsqu’une femme dispose des connaissances et des compétences nécessaires pour mieux faire face aux risques climatiques, elle renforce non seulement sa propre résilience économique, mais également celle de son ménage et de sa communauté. La transmission de ces connaissances à d’autres femmes permet ensuite d’en démultiplier l’impact. Cette approche vise ainsi à faire des femmes de véritables actrices de la transformation et de la résilience des économies, et non de simples bénéficiaires de l’action climatique. La clôture de l’atelier, ce 29 septembre 2026, marque l’achèvement de deux journées de formation, mais surtout le début d’une nouvelle étape pour les participantes : celle de la mise en pratique et de la transmission des acquis auprès d’autres femmes entrepreneures. La réussite de cette initiative devra ainsi se mesurer au-delà de ces deux journées, notamment à travers le nombre de femmes qui seront accompagnées, les pratiques qui seront améliorées et les initiatives résilientes et durables qui pourront émerger grâce à la démultiplication des connaissances. À travers le Programme PACO, la Commission Climat pour la Région du Sahel poursuit ainsi, aux côtés de la Côte d’Ivoire et de ses partenaires, ses efforts en faveur du renforcement des capacités d’adaptation au changement climatique, tout en plaçant les femmes entrepreneures au cœur de la construction d’économies plus vertes, inclusives et résilientes.

Actualités

Adaptation au changement climatique : le Sénégal valide ses indicateurs avec l’accompagnement de la CCRS

Dakar, 11 août 2026 – La Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), en collaboration avec le Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique du Sénégal, a clôturé à Dakar l’atelier national de validation de l’étude sur l’identification et l’opérationnalisation des indicateurs d’adaptation au changement climatique au Sénégal. Organisé les 10 et 11 août 2026, l’atelier s’inscrit dans le cadre du programme régional « Mise en œuvre des priorités régionales et nationales d’adaptation en Afrique Centrale et de l’Ouest (PACO) », avec l’appui de la GIZ. Il vise à accompagner le Sénégal dans la mise en place d’un système national robuste de suivi-évaluation de l’adaptation au changement climatique. Durant les deux jours de travaux, les participants ont examiné les résultats de l’étude, analysé les indicateurs existants notamment dans les secteurs du tourisme et des infrastructures, enrichi les propositions techniques et examiné la feuille de route pour l’opérationnalisation du futur dispositif national. Pour la CCRS, ces indicateurs constituent de véritables outils d’aide à la décision, permettant de mieux mesurer les résultats des politiques d’adaptation, de renforcer la coordination institutionnelle et de soutenir la mobilisation des financements climatiques. La clôture des travaux a été marquée par les interventions de M. Idrissa Mahamadou Soumana, Responsable du Portefeuille de Programmes de la CCRS, et de M. Idy Niang, Conseiller technique au Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique du Sénégal. Au nom de la CCRS, M. Idrissa Mahamadou Soumana a réaffirmé l’engagement de la Commission à accompagner ses États membres dans le renforcement de leurs capacités institutionnelles, la mise en œuvre de leurs CDN et Plans Nationaux d’Adaptation, ainsi que dans la mobilisation des financements climatiques. Il a rappelé que cette activité s’inscrit dans les priorités du Plan d’Investissement Climat pour la Région du Sahel (PIC-RS 2025-2030). M. Idy Niang a, pour sa part, souligné l’importance de l’appropriation des résultats de ce processus pour renforcer le dispositif national de suivi de l’adaptation. À travers cette initiative, la CCRS poursuit son accompagnement des États membres dans le renforcement des systèmes nationaux de planification, de suivi-évaluation et de mise en œuvre de l’adaptation, tout en favorisant la capitalisation et le partage des expériences à l’échelle du Sahel.

Actualités

PREMIERE REUNION DU COMITE DE PILOTAGE DU PROGRAMME PACO : Allocution du Secrétaire Exécutif de la CCRS

Mesdames et Messieurs les membres du Comité de Pilotage du programme PACO, Mesdames, Messieurs, chers membres du consortium, Mesdames et Messieurs les membres de l’équipe de coordination, C’est avec honneur et un réel plaisir que je prends la parole ce matin, en ma qualité de Secrétaire Exécutif de la Commission Climat pour la Région du Sahel, institution interétatique membre du consortium de mise en œuvre du projet PACO. Je voudrais d’emblée remercier la coordination du projet assurée par la GIZ, ainsi que l’ensemble des membres du consortium, pour cette marque de distinction accordée à la CCRS et à ses pays membres. Le choix porté sur nous pour présider ce Comité de Pilotage nous honore. Il consacre le principe de subsidiarité et il est pleinement cohérent avec le mandat de la CCRS : coordonner et promouvoir les initiatives de résilience climatique au bénéfice de ses 17 États membres. Mesdames, Messieurs, Nous nous réunissons ici à Bonn dans un contexte qui impose l’action. Le Sahel est en première ligne du changement climatique. Les températures y augmentent plus vite qu’ailleurs, les pluies deviennent imprévisibles, les sécheresses s’allongent et les inondations soudaines détruisent des récoltes entières. Derrière ces phénomènes, ce sont les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la stabilité de nos communautés qui sont menacés. L’adaptation n’est donc plus une option technique. Elle est la condition même de la résilience de nos populations. C’est face à cette urgence que le projet PACO prend tout son sens et toute sa cohérence. « Mise en œuvre des priorités régionales et nationales d’adaptation en Afrique de l’Ouest et Centrale ». Un programme de 5 ans, de janvier 2023 à décembre 2027, avec un budget global de 19,63 millions d’euros. Porté par la GIZ qui en assure la coordination, et mis en œuvre par un consortium qui rassemble la BAD, la BID, l’Institut PIK, la CCRS et la CCBC. Cette architecture collective est la force de ce projet innovant : elle permet de conjuguer les expertises et d’aligner les actions sur les besoins réels des pays. Ce Comité de Pilotage est l’espace de cette mise en cohérence. Sa mission est de donner les orientations stratégiques, de superviser l’avancement global du programme et d’éclairer les décisions clés pour garantir l’impact attendu par nos pays et nos communautés. Dans cette dynamique collective, la Commission Climat pour la Région du Sahel intervient en tant que partenaire membre du consortium. Depuis sa création sous l’égide de l’Union Africaine, la CCRS a pour mandat de coordonner les initiatives de résilience climatique et de transformer les priorités nationales en actions régionales cohérentes, à travers son Plan d’Investissement Climat pour la Région du Sahel et son Programme Prioritaire. C’est cette vocation qui fonde notre engagement dans le projet PACO. Notre contribution s’inscrit dans l’Output 1 du cadre logique : « Soutien et coordination au niveau régional ». Elle cible trois pays bénéficiaires directs du projet : le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Pour ces trois pays, l’appui de la CCRS est immédiat et opérationnel. Au-delà, six autres pays membres de la CCRS bénéficient également des retombées stratégiques et techniques de notre agenda : le Burkina Faso, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Pour l’ensemble de ces neuf pays, la CCRS déploie des appuis concrets et alignés sur les priorités nationales : mise en place de systèmes de suivi du financement des mesures d’adaptation, identification et opérationnalisation d’indicateurs nationaux de suivi de l’adaptation, élaboration de notes conceptuelles de projets d’adaptation multi-pays, et organisation d’ateliers nationaux de formation pour les femmes formatrices entrepreneures climat. Ce sont des appuis techniques directement utiles aux Points focaux, aux groupes de travail nationaux et aux acteurs étatiques et non étatiques impliqués dans l’adaptation. L’engagement de la CCRS dans PACO s’est construit en deux temps pour concilier urgence et durabilité : une convention de subvention locale en mars 2024, puis un accord de financement en mai 2025. Sur le budget global de 19,63 millions d’euros du programme, 1 million d’euros est dédié aux activités portées par la CCRS. Ces ressources contribuent au renforcement institutionnel de notre Secrétariat Exécutif basé à Niamey au Niger, au déploiement d’outils de gestion et de suivi, et surtout à l’appui direct aux pays membres. Les résultats attendus des activités portées par la CCRS sont exigeants mais atteignables : 8 institutions étatiques membres confirment le renforcement de leur capacité d’adaptation, 5 pays membres donnent chacun 2 exemples concrets d’utilisation de l’appui CCRS pour identifier et concevoir leurs indicateurs d’adaptation, et 50 % des participants à nos formations sont des femmes. L’élan actuel dans la mise en œuvre de ces activités nous rassure quant à l’atteinte de ces résultats à l’horizon décembre 2027. Fort de ces premiers résultats tangibles et de la confiance exprimée par les parties prenantes nationales et régionales, la CCRS est disposée à renforcer davantage son rôle dans la dynamique de mise en œuvre du programme. Elle mettra pour cela sa position stratégique d’instrument principal de la coopération et de la diplomatie climatique de ses pays membres, son expertise technique et stratégique, ainsi que sa capacité à fédérer et à promouvoir une synergie forte entre tous les acteurs. Je tiens à souligner que cette bonne perception se traduit déjà par un engagement fort à voir le rôle de la CCRS renforcé dans le cadre du projet. C’est un signal clair que je tiens à relever ici : les acteurs attendent de la CCRS qu’elle joue pleinement son rôle de coordination et d’appui technique pour garantir le succès attendu du programme et faire émerger des actions transformatrices à fort impact. Je voudrais à ce stade féliciter à nouveau la coordination du projet PACO assurée par la GIZ pour la qualité de l’organisation et de l’animation collective. Je me réjouis de l’excellente collaboration qui existe entre le Secrétariat Exécutif de la CCRS, la coordination du projet et l’ensemble des membres du consortium. Cet esprit de travail commun est précieux. Je plaide donc pour que nous renforcions encore cet

Actualités

LANCEMENT DES OUTILS STRATEGIQUES ET TECHNIQUES DE PROMOTION DES ACTIONS CLIMATIQUES COHERENTES AU SAHEL: Allocution du Secrétaire Exécutif de la CCRS

Madame la présidente du GTC Monsieur le Secrétaire Exécutif du CNEDD ; Madame la Directrice sous-régionale de la CEA ; Monsieur le Représentant de la coordination du projet PACO ; Monsieur le Représentant par intérim et Directeur adjoint du PAM au Niger. Mesdames et Messieurs, Distingués invités, 100 millions. C’est 100 millions de Sahéliennes et de Sahéliens qui vivent aujourd’hui sous la menace directe du dérèglement climatique. 100 millions de vies dont le quotidien s’appelle : Soif.Faim.Exode.Conflits. Voilà le quotidien que les extrêmes climatiques imposent à notre région. Des extrêmes qui s’amplifient.Qui s’accentuent.Qui brisent des vies.Et qui menacent les fondements mêmes de nos sociétés. Et cela, en dépit de nos efforts.En dépit des milliards investis. Des milliards, oui. Mais des milliards dont une partie relève du régime de la dette.Une dette que nos États contractent pour réparer un climat qu’ils n’ont pas déréglé.Nous subissons l’histoire des autres. Et on nous demande de payer la facture. Transformer la victime en débiteur : voilà l’injustice climatique. Face à ce paradoxe, nous avons un devoir : que chaque franc investi soit efficace.Car une dette mal investie, c’est une double peine pour nos générations futures : elles héritent du dérèglement, et de l’ardoise. Les générations futures ne doivent pas payer deux fois : pour un climat déréglé, et pour des dettes contractées pour le réparer. C’est pour briser cette double peine que la Commission Climat pour la Région du Sahel a créé deux instruments. Pas demain. Maintenant. Le premier : une plateforme des bonnes pratiques d’adaptation.C’est une banque vivante du savoir sahélien. Nous avons identifié, analysé et validé une cinquantaine de solutions qui marchent.Du Cap-Vert au Sahel central, jusqu’à Djibouti à la Corne de l’Afrique. L’objectif est simple.Que ce qui réussit à Dakar inspire Niamey.Que ce qui sauve à N’Djamena soit répliqué à Djibouti.Vite. Et pour passer à l’échelle nationale, nous partons des réalités de chaque pays.Prenons le cas du Niger. La régénération naturelle assistée qui reverdit les terroirs de Maradi.Les demi-lunes de Tondikiwindi, à Ouallam, qui restaurent les plateaux.Les cordons pierreux d’Ibouhamane, à Keita dans Tahoua, qui stoppent l’érosion.Les systèmes communautaires d’alertes précoces promus à Zinder qui anticipent la soudure.Les conventions locales de Bankilaré qui apaisent les conflits. Ces solutions nigériennes, documentées et validées, doivent être promues. Pour que le savoir national devienne un bien régional. Et que le régional revienne renforcer le national. Le second : un outil de mesure et d’évaluation de la perception. Car une intervention n’est efficace que si elle est comprise et acceptée.Cet instrument donne la parole aux communautés.À celles et ceux qui se voient trop souvent relégués au rôle de simples spectateurs, alors que le rôle d’acteurs leur est naturellement dévolu. Cet outil nous dira ce qui marche.Ce qui doit être amélioré.Ce qu’il faut changer. L’écoute devient une donnée stratégique. L’écoute doit nous aider à faire le tri : entre les interventions alignées sur les priorités de nos communautés que portent nos États, et celles qui servent d’autres agendas. Ces outils n’existeraient pas sans l’appui de certains de nos partenaires stratégiquesJe remercie à cet égard la Coopération allemande, à travers le projet PACO.Et le Programme Alimentaire Mondial. Votre appui est décisif. Je salue aussi le travail rigoureux des consultants et de l’équipe de la CCRS.Vous avez fait de l’ambition une réalité. Wangari Maathai, Prix Nobel de la Paix, nous rappelait ceci : « Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde. » Le changement, aujourd’hui, c’est d’agir ensemble.Mais aussi d’apprendre ensemble.Et d’écouter ensemble. Mesdames, Messieurs, La redevabilité n’est pas un mot.C’est un devoir. Ces outils ne vivront que si vous vous en saisissez.Cette rencontre est faite pour ça. Vous les présenter.Recueillir vos appréciations, vos contributions, vos idées et s’assurer de votre appropriation. Et je tiens à le dire clairement : la CCRS ne cherche pas le monopole.Elle cherche la synergie. Car aucun État, aucun partenaire, aucune communauté ne gagnera seul contre le climat. Mais ensemble, nous sommes le Sahel. Et le Sahel sait tenir. Nous avons besoin de vous.Pour que ces outils deviennent les vôtres.Pour que la parole des communautés guide l’action.Pour que chaque franc investi sauve et transforme. En conclusion, je lance un appel. À vous, États.À vous, partenaires techniques et financiers.À vous, société civile, acteurs de recherche et leaders communautaires. Mutualisons nos forces. Faisons de ces deux instruments le socle d’une nouvelle manière d’agir au Sahel. Cohérence.Redevabilité.Efficacité. Le Sahel ne peut plus attendre.Agissons.Maintenant.Ensemble. En vous invitant à suivre avec attention les présentations qui vont suivre,je déclare officiellement lancés la Plateforme des bonnes pratiques d’adaptation et l’Outil de mesure de la perception des parties prenantes sur l’impact des interventions des partenaires au Sahel. Je vous remercie.

Actualités

Recrutement au poste d’un(e) Spécialiste de Passation de Marché de l’Unité de Gestion du Projet RACE-Sahel

Projet Résilience et d’adaptation des Communautés et Ecosystèmes dans les zones humidesdes bassins versants du Sahel (RACE-Sahel) AVIS A MANIFESTATION D’INTERET Recrutement au poste d’un(e) Spécialiste de Passation de Marché de l’Unité de Gestion du Projet(SERVICES DE CONSULTANT INDIVIDUEL)AMI N°003/SE/DT/RACE-Sahel du 20 avril 2026

Actualités

Recrutement au poste d’un(e) Comptable de l’Unité de Gestion du Projet RACE-Sahel

Projet Résilience et d’adaptation des Communautés et Ecosystèmes dans les zones humidesdes bassins versants du Sahel (RACE-Sahel) AVIS A MANIFESTATION D’INTERETRecrutement au poste d’un(e) Comptable de l’Unité de Gestion du Projet(SERVICES DE CONSULTANT INDIVIDUEL)AMI N°004/SE/DT/RACE-Sahel du 20 avril 2026

Actualités

Recrutement au poste d’Expert (e) en Suivi, Evaluation, Redevabilité et Apprentissage (SERA) de l’Unité de Gestion du Projet RACE Sahel

Projet Résilience et d’adaptation des Communautés et Ecosystèmes dans les zones humidesdes bassins versants du Sahel (RACE-Sahel) AVIS A MANIFESTATION D’INTERET Recrutement au poste d’Expert (e) en Suivi, Evaluation, Redevabilité et Apprentissage (SERA) de l’Unitéde Gestion du Projet(SERVICES DE CONSULTANT INDIVIDUEL)AMI N° 002/SE/DT/RACE-Sahel du 20 avril 2026