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Définir la trajectoire du Sahel vers le financement climat : la CCRS adopte sa feuille de route pour l’accréditation au Fonds Vert pour le Climat

Niamey, 22 mai 2026 – La trajectoire menant le Sahel vers un accès direct et durable aux financements climatiques multilatéraux a été définie. Après trois jours de travaux intensifs du 20 au 22 mai 2026 à son siège à Niamey, la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS) a clôturé l’atelier régional de lancement de son processus d’accréditation auprès du Fonds Vert pour le Climat (FVC). L’atelier a réuni les Autorités Nationales Désignées (AND-FVC) des pays membres, les experts de la CCRS, les partenaires techniques et financiers, ainsi que plusieurs institutions régionales engagées dans le financement de l’action climatique au Sahel. À la clôture, M. Mathieu Biaou, membre de la task force et représentant de l’AND du Bénin, a présenté les recommandations finales. Les participants ont appelé la CCRS et le Centre de Suivi Écologique (CSE) du Sénégal à travailler en parfaite collaboration pour préparer la soumission de la demande d’accréditation conformément à la feuille de route validée. Les AND-FVC ont été invitées à soutenir activement le processus, à opérationnaliser la plateforme régionale AND-FVC et à accompagner la CCRS dans l’identification de projets régionaux et multi-pays alignés sur le PIC-RS et l’Initiative 4×5 Résilience Sahel. Dans son mot de clôture, SEM. Issifi Boureima, Secrétaire Exécutif de la CCRS, a souligné que les recommandations validées marquent une étape décisive. « Notre ambition est claire : faire de cette accréditation un levier concret pour mobiliser des financements climatiques innovants au service des populations sahéliennes », a-t-il déclaré. Les participants ont adressé leurs félicitations à la CCRS pour la qualité de l’organisation de l’atelier. Ils ont également exprimé leur témoignage de reconnaissance à la présidence du Groupe de Travail Technique (GTC), Colonel Ramata Abba Kiari, pour avoir présidé les travaux avec rigueur et efficacité. Le leadership exemplaire de Son Excellence Monsieur Issifi Boureima, Secrétaire Exécutif de la CCRS, a été salué par l’ensemble des délégations. Des remerciements ont par ailleurs été adressés à la République du Niger et à l’ensemble des partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement constant, tant sur le plan technique que financier, en appui à l’agenda climatique de la CCRS. Le Secrétaire Exécutif de la CCRS a exprimé sa gratitude envers les participants pour leur engagement, la qualité de leurs contributions et leur mobilisation tout au long des travaux. Il les a encouragés à maintenir cette dynamique de collaboration afin d’assurer la mise en œuvre diligente de la feuille de route validée. Les participants ont réaffirmé leur engagement aux côtés de la CCRS pour bâtir un mécanisme régional robuste, capable de poser les bases d’un accès direct, équitable et durable du Sahel aux financements climatiques multilatéraux.

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La CCRS lance le processus de son accréditation au Fonds Vert pour le Climat

La Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS) organise, du 20 au 22 mai 2026 à son siège à Niamey, un atelier régional de lancement de son processus d’accréditation au Fonds Vert pour le Climat (FVC). Cet atelier fait suite aux recommandations de la 8ᵉ réunion du Groupe de Travail Conjoint des experts des pays membres, tenue à Niamey en octobre 2024. Il traduit la volonté collective des États membres de renforcer l’autonomie régionale dans l’accès direct aux financements climatiques internationaux. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire Exécutif de la CCRS, SEM. Issifi Boureima, en présence du Représentant Pays de la BAD, M. Mamadou Tangara ; du Secrétaire Exécutif du CNEDD et ADN Niger, Col. Yacouba Magagi ; de la Présidente du Groupe de Travail Conjoint des Experts, Mme Ramata Abba Kiari ; ainsi que des AND, experts et partenaires techniques et financiers. Dans son allocution, Mme Ramata Abba Kiari a souligné que cet atelier concrétise une vision portée par les pays membres pour doter le Sahel d’un accès direct aux ressources du FVC. « Cette accréditation est le symbole d’une souveraineté régionale assumée face aux défis climatiques », a-t-elle déclaré. Le Col. Yacouba Magagi, Secrétaire Exécutif du CNEDD et ADN du Niger, a salué l’engagement de la CCRS à renforcer les capacités régionales de mobilisation des financements climatiques. Il a rappelé la nécessité d’une coordination régionale forte pour mieux accéder aux mécanismes internationaux. Pour M. Mamadou Tangara, Représentant Pays de la BAD, l’institution réaffirme son appui à la CCRS et aux pays du Sahel pour développer des projets structurants et bancables au bénéfice des populations. La CCRS se réjouit de l’honneur rendu par l’ensemble des intervenants à son Secrétaire Exécutif au regard de son leadership remarquable dans la conduite de l’institution ainsi que de son engagement constant en faveur du renforcement de la coopération régionale et de la diplomatie climatique au Sahel. Dans son discours d’ouverture, SEM. Issifi Boureima a indiqué que cet atelier marque « le passage de l’ambition à la feuille de route opérationnelle », afin de créer les conditions d’une mobilisation efficace et innovante des ressources climatiques pour un Sahel durable et résilient. Lire l’intégralité de l’Allocution du Secrétaire Exécutif de la CCRS ici :Allocution de SEM le Secrétaire Exécutif de la CCRS L’accréditation permettra à la CCRS de mobiliser directement des dons, prêts, subventions et garanties pour soutenir les initiatives climatiques des pays membres, mettre en œuvre le Plan d’Investissement Climat pour la Région du Sahel (PIC-RS) et déployer des projets régionaux structurants. Pendant trois jours, les travaux porteront sur la validation de la feuille de route d’accréditation, l’endossement officiel des AND, l’opérationnalisation de la plateforme régionale des AND/FVC et la présentation de l’Initiative 4×5 Résilience Sahel. À travers cette initiative, la CCRS confirme son ambition de devenir un instrument régional majeur de mobilisation des financements climatiques et de promotion du développement durable au Sahel.

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ATELIER DE LANCEMENT DU PROCESSUS D’ACCREDITATION DE LA CCRS AU FONDS VERT POUR LE CLIMAT (FVC) : Allocution de SEM le Secrétaire Exécutif de la CCRS

Monsieur le Représentant Pays de la BAD, Monsieur le Secrétaire Exécutif du CNEDD – ADN Niger, Madame la Présidente du GTC, Mesdames et Messieurs les ADN et représentants membres de la Task Force, Mes chers experts, partenaires et membres de l’équipe de la CCRS, C’est un réel plaisir pour moi d’ouvrir avec vous cet atelier technique régional de lancement du processus d’accréditation de la CCRS au Fonds Vert pour le Climat. Nous sommes réunis pour une étape décisive : créer les conditions d’une mobilisation efficace et innovante des ressources climatiques pour un Sahel plus durable et résilient. Mesdames et Messieurs, Je tiens à saluer la dynamique d’appui qui se construit autour de la CCRS, dont nous nous réjouissons de la position stratégique acquise comme le principal instrument de la coopération régionale en matière de diplomatie climatique et de développement durable au Sahel. La présence aujourd’hui de la Banque Africaine de Développement, aux côtés du PAM, de l’UNICEF et d’ENABEL, illustre une mobilisation cohérente de nos partenaires stratégiques du Niger et du Sahel. Cet appui technique et financier constant est déterminant pour l’opérationnalisation de notre Commission. Je salue aussi l’engagement concret des acteurs nigériens, et plus largement de nos pays membres, notamment ceux mobilisés sur le financement de l’agenda climatique et du développement durable. La participation active de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Territoriales (ANFICT), de la Banque Agricole du Niger (BAGRI) et du Fonds d’Investissement pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (FISAN), aux côtés des Autorités Nationales Désignées ici présentes, montre que la Task Force ne se limite pas à un cadre formel. Elle incarne une volonté partagée de structurer des projets bancables et d’attirer des financements adaptés au Sahel dans la perspective de l’accréditation de la CCRS. Cet élan collectif trouve son fondement dans le leadership politique du Niger, pays siège et celui en avant-garde de la conduite politique de la Commission. Il nous engage aujourd’hui à transformer cette ambition en résultats tangibles. Mesdames et Messieurs, Cet atelier n’est pas une simple formalité. Il marque le passage de l’ambition à la feuille de route opérationnelle. Ces travaux s’articulent autour de quatre objectifs indissociables : Retenons cette nuance : une AND isolée négocie. Des AND connectées pèsent et obtiennent face aux enjeux. Il est également prévu au cours de cet atelier, une présentation de l’Initiative 4×5 Résilience Sahel, portée par la CCRS. Elle incarne un nouveau narratif : sortir de la logique de silo pour adopter une planification systémique, inclusive, cohérente et efficace. Quatre projets structurants pour répondre de façon synchronisée aux défis climatiques du Sahel. Mesdames et Messieurs, Face à ces défis, notre vision est claire : promouvoir et renforcer nos instruments endogènes. Il faut que les financements mobilisés pour le Sahel restent au Sahel, servent le Sahel, sur toute la chaîne des investissements. Je vous invite à partager ce rêve : Ce rêve est réalisable. Il exige de nous une vision audacieuse et une détermination collective qui traverse les générations. Je salue le travail préparatoire mené pendant deux jours entre les équipes de la CCRS et celles du Centre de Suivi Ecologique. Votre professionnalisme est un gage de qualité pour cet atelier. Je vous souhaite des échanges constructifs et fructueux. Sur ce, je déclare ouvert l’atelier régional de lancement du processus d’accréditation de la CCRS au Fonds Vert pour le Climat. Je vous remercie pour votre aimable attention.

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Démarrage des travaux préparatoires du lancement du processus d’accréditation de la CCRS auprès du FVC

Niamey, le 18 Mai 2026 Le démarrage des travaux préparatoires du lancement du processus d’accréditation de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS) auprès du Fonds Vert pour le Climat (FVC) a eu lieu ce lundi 18 mai au siège de la CCRS. Pendant deux jours, les équipes de la CCRS travaillent avec deux expertes Madame Diallo Marieme Soda et Madame KEITA NDEYE COUMBA PATHE du Centre de Suivi Écologique (CSE), partenaire stratégique de la Commission. Cette mission d’assistance technique vise à renforcer le cadre de coopération entre les deux institutions et à appuyer la CCRS dans son processus d’accréditation. Les expertes ont été reçues en audience par Son Excellence M. Issifi Boureima, Secrétaire Exécutif de la CCRS, à qui elles ont transmis les salutations du Directeur Général du CSE, Pr Cheikh MBOW. Elles ont réaffirmé l’engagement du CSE à accompagner la CCRS dans cette étape clé. Le Secrétaire Exécutif de la CCRS, Son Excellence Monsieur Issifi Boureima, a salué cette dynamique de coopération et a donné des orientations pour assurer le succès des travaux.

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Mesure et Evaluation « Sondage » de la perception des parties prenantes sur l’impact des interventions des partenaires au Sahel

Madame, Monsieur, La Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS) a développé un outil de mesure et d’évaluation (sondage) portant sur la perception des parties prenantes et des communautés concernant l’efficacité des interventions de résilience climatique des partenaires au Sahel. Le lancement officiel de cet outil a eu lieu le mardi 12 mai 2026, lors d’un atelier réunissant les différentes parties impliquées de la Commission. Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’Investissement Climat pour la Région du Sahel (PIC-RS 2025-2030), vous êtes identifié(e) comme un acteur clé dont l’expérience et les interventions constituent une contribution précieuse à cette analyse régionale. Cet outil vise notamment à : Nous vous invitons à bien vouloir compléter le formulaire en ligne via le lien suivant : Formulaire de participation au sondage CCRS : https://ee.kobotoolbox.org/x/TSJm3Onw Nous vous saurions également gré de diffuser largement ce formulaire au sein de vos réseaux professionnels (listes de diffusion, groupes WhatsApp de producteurs, d’organisations de femmes et de jeunes, etc.) afin d’assurer une participation élargie et une meilleure représentativité des analyses statistiques. Toutes les données recueillies sont strictement anonymisées et exclusivement utilisées à des fins d’analyse régionale, conformément aux dispositions de la Convention de Malabo. Nous vous remercions par avance pour votre précieuse collaboration et restons à votre entière disposition pour toute information complémentaire. Salutations cordiales, La Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS)

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Intervention du Secrétaire Exécutif de la CCRS à la réunion de Haut Niveau du Système des Nations Unies

Dakar, 13 mai 2026 – Invité comme Keynote Speaker au segment « Climat, Système alimentaire et Impératif d’investissement », le Secrétaire Exécutif de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), Son Excellence Monsieur Issifi Boureima, a participé en virtuel ce mercredi après-midi à la réunion de haut niveau des Directeurs Régionaux et Coordonnateurs Pays du Système des Nations Unies. À travers une allocution remarquablement suivie, il a présenté le mandat, les cadres de coopération et la vision stratégique de la CCRS. Il a salué l’élaboration des Programmes Phares des Nations Unies pour les pays du Sahel central, en partageant une analyse croisée très appréciée de ces programmes avec l’Initiative 4X5 portée par la CCRS. Le Secrétaire Exécutif a mis en évidence les complémentarités des approches, notamment en matière de résilience climatique, de systèmes alimentaires, de mobilisation des ressources et d’intégration régionale, tout en relevant certains éléments de différenciation. Il a ensuite présenté des perspectives de consolidation des interventions, en plaidant pour une mutualisation des efforts afin d’apporter des réponses systémiques, cohérentes et durables aux défis du Sahel. Au cours de son intervention, le Secrétaire Exécutif a insisté sur trois impératifs majeurs : • Appréhender le Sahel central comme un seul ensemble régional, les chocs climatiques et l’insécurité alimentaire ne connaissant pas de frontières ; • Intégrer le nexus climat-sécurité ainsi que le défi de la résilience urbaine dans toute réponse de développement, rappelant que « sans paix, il n’y a ni subsistance ni stabilité » ; • Promouvoir des mécanismes de financement innovants pour l’adaptation climatique au Sahel. À ce titre, il a plaidé pour que la dette ne soit pas le premier réflexe de financement de l’adaptation, estimant cette approche humainement injuste pour une région qui subit un dérèglement climatique dont elle n’est pas historiquement responsable. Il a encouragé le recours à des instruments tels que le Fonds Vert pour le Climat, le Fonds Pertes et Dommages, le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), les marchés carbone et les obligations vertes. Le Secrétaire Exécutif a enfin appelé à une synergie d’action renforcée entre la CCRS et les organismes du Système des Nations Unies, afin de construire des réponses systémiques et intégrées face aux défis climatiques, alimentaires et sécuritaires du Sahel. L’intégralité de l’allocution du Secrétaire Exécutif de la CCRS disponible ici : https://ccrs-sahel.org/2026/05/13/session-hybride-sur-le-financement-dinitiatives-transformatrices-et-integrees-au-sahel-allocution-du-secretaire-executif-de-la-ccrs/

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SESSION HYBRIDE SUR LE FINANCEMENT D’INITIATIVES TRANSFORMATRICES ET INTEGREES   AU SAHEL : Allocution du Secrétaire Exécutif de la CCRS

Keynote Speaker : Segment « Climat, Système Alimentaire et Impératif d’Investissement »   Chers partenaires du Système des Nations Unies, Je vous remercie de l’honneur que vous faites à la Commission Climat pour la Région du Sahel en m’invitant comme Keynote Speaker à ce segment « Climat, système alimentaire et impératif d’investissement ». Ce thème n’est pas un intitulé de session. C’est l’équation de survie du Sahel, et elle se lit en trois lignes indissociables. Climat : car sans adaptation, il n’y a pas de vie. Il n’y a que de la survie. Système alimentaire : car sans transformation des chaînes de valeur, il n’y a ni revenu, ni emploi, ni souveraineté. Impératif d’investissement : car sans capital mobilisé à l’échelle des défis, il n’y a ni solution durable, ni paix. Votre invitation nous convoque donc à l’essentiel : sortir de la fragmentation pour bâtir des plateformes d’investissement crédibles, ancrées dans le leadership de nos États, et capables de mobiliser ce capital à l’échelle. C’est ce cap qui guide mon propos. Permettez-moi de rappeler d’abord le mandat sous lequel je m’exprime. La Commission Climat pour la Région du Sahel est l’instrument stratégique de la coopération régionale, de l’agenda climatique et de la promotion du développement durable de ses 17 pays membres, sous l’égide de l’Union Africaine. Pour exercer cette mission de coordination et de promotion des actions de résilience climatique et de développement durable, la CCRS s’appuie sur des cadres de concertation permanents avec les organisations sous-régionales : le CILSS, l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte, les organismes de bassins que sont l’Autorité du Bassin du Niger, la Commission du Bassin du Lac Tchad, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie, l’Autorité du Bassin de la Volta. Chaque année, la CCRS organise des rencontres régionales mobilisant ces organisations sur des thématiques structurantes : renforcement des capacités, mobilisation des ressources, partage des connaissances, et mise en cohérence de l’agenda des projets. Dans le cadre de sa mission, la CCRS a également établi des cadres de coopération structurants avec des partenaires multilatéraux et bilatéraux. Avec les agences onusiennes, notamment le PAM, l’UNICEF, la FAO et le PNUD. Avec les institutions financières régionales, notamment la BAD et la BOAD. Au niveau bilatéral, la CCRS capitalise une coopération dynamique avec les Coopérations de l’Allemagne, de la Belgique et de la Suisse. Que tous ces partenaires reçoivent ici l’expression de notre profonde gratitude pour leur engagement constant en faveur du Sahel. Des cadres de concertation avec les organisations non étatiques, la société civile et les ONG existent aussi, tant au niveau régional que national. Voilà ce que nous appelons la subsidiarité stratégique et opérationnelle qui rassure et rassemble : la CCRS ne demande pas la primauté dans l’exercice de ce mandat. Elle offre d’être l’instrument fédérateur des acteurs de l’agenda de la résilience climatique au Sahel. Son Plan d’Investissement Climat pour la Région Sahel, le PI-CRS, dont est issue l’Initiative 4X5, est la déclinaison sahélienne de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Dans le cadre de sa mise en œuvre, trois projets structurants sont présentement en cours, touchant au total 9 de nos pays membres, en relation étroite avec des organisations partenaires techniques et financières. Cette nouvelle Initiative 4X5, issue du PIC-RS, vise à amplifier cette dynamique en apportant l’armature systémique qui manquait. Quatre projets structurants cohérents ont été identifiés, dans une approche d’indépendance dans la mise en œuvre, pour un montant à mobiliser de 1,05 milliard de dollars sur 5 ans. C’est la réponse systémique pour résolument pallier le défi climatique et ses corollaires, en prenant ensemble et de façon synchronisée les doses et les mesures qu’il faut. Les Contributions Déterminées au niveau National de nos pays membres sont les déclinaisons nationales du PI-CRS. L’ensemble s’inscrit dans l’Accord de Paris et l’Agenda 2030. Dès lors, vous en conviendrez avec moi, nous sommes liés par une exigence commune : la cohérence. La cohérence n’est pas une option technique. C’est une obligation politique envers nos générations futures. Pour répondre à l’impératif d’investissement que pose ce segment, nous avons conduit une analyse croisée de l’Initiative 4X5 avec les Programmes Phares Systèmes Alimentaires SNU Niger-Burkina. Car c’est en croisant les plateformes existantes que l’on passe du thème à l’action. Que révèle cette analyse ? D’abord, une complémentarité d’approche. Les Programmes Phares sont des plateformes souveraines d’investissement, pilotées par les gouvernements. Au Niger, le Programme de Refondation vise la restauration des écosystèmes, l’irrigation et les chaînes de valeur. Au Burkina, le Programme Phare s’inscrit dans le Plan Relance (2026-2030). L’Initiative 4X5, quant à elle, pourrait être l’armature systémique qui relie ces plateformes : énergie productive, écosystèmes, résilience urbaine, autosuffisance en riz. Pour qu’ensemble, ils passent de projets fragmentés à un portefeuille intégré. Ensuite, une complémentarité financière. Les Programmes Phares mobilisent déjà du capital catalytique : Fonds Commun des ODD, FIDA, système ONU pour 30 à 50 millions de dollars. Mais l’écart d’échelle reste à combler. L’Initiative 4X5 a été conçue pour capter les mécanismes innovants : Fonds Vert pour le Climat, Fonds Pertes et Dommages, FEM, marché carbone, obligations vertes. Le consolidé permet de séquencer le financement : L’ONU et Le FIDA pour amorcer et réduire le risque. La Banque Mondiale et La BAD pour passer à l’échelle. Les Mécanismes innovants pour assurer la durabilité. Cependant, il ressort de cette analyse trois éléments principaux de différence d’approche de ces programmes avec l’Initiative 4X5. D’abord, l’impératif de la cohérence politique de bassin. Les Programmes Phares couvrent aujourd’hui le Niger et le Burkina Faso. Tandis que l’Initiative 4X5 considère d’emblée les trois pays du Sahel central comme une seule zone pilote. Les chocs climatiques ne connaissent pas de frontières. L’insécurité alimentaire non plus. Notre action commune ne doit pas en avoir. Cette démarche épouse la vision d’intégration de l’Alliance des États du Sahel. Puis, l’angle mort urbain. Les Programmes Phares se concentrent sur la production rurale, tandis que l’Initiative 4X5 intègre la résilience des infrastructures urbaines, là où les chocs

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LANCEMENT DES OUTILS STRATEGIQUES ET TECHNIQUES DE PROMOTION DES ACTIONS CLIMATIQUES COHERENTES AU SAHEL: Allocution du Secrétaire Exécutif de la CCRS

Madame la présidente du GTC Monsieur le Secrétaire Exécutif du CNEDD ; Madame la Directrice sous-régionale de la CEA ; Monsieur le Représentant de la coordination du projet PACO ; Monsieur le Représentant par intérim et Directeur adjoint du PAM au Niger. Mesdames et Messieurs, Distingués invités, 100 millions. C’est 100 millions de Sahéliennes et de Sahéliens qui vivent aujourd’hui sous la menace directe du dérèglement climatique. 100 millions de vies dont le quotidien s’appelle : Soif.Faim.Exode.Conflits. Voilà le quotidien que les extrêmes climatiques imposent à notre région. Des extrêmes qui s’amplifient.Qui s’accentuent.Qui brisent des vies.Et qui menacent les fondements mêmes de nos sociétés. Et cela, en dépit de nos efforts.En dépit des milliards investis. Des milliards, oui. Mais des milliards dont une partie relève du régime de la dette.Une dette que nos États contractent pour réparer un climat qu’ils n’ont pas déréglé.Nous subissons l’histoire des autres. Et on nous demande de payer la facture. Transformer la victime en débiteur : voilà l’injustice climatique. Face à ce paradoxe, nous avons un devoir : que chaque franc investi soit efficace.Car une dette mal investie, c’est une double peine pour nos générations futures : elles héritent du dérèglement, et de l’ardoise. Les générations futures ne doivent pas payer deux fois : pour un climat déréglé, et pour des dettes contractées pour le réparer. C’est pour briser cette double peine que la Commission Climat pour la Région du Sahel a créé deux instruments. Pas demain. Maintenant. Le premier : une plateforme des bonnes pratiques d’adaptation.C’est une banque vivante du savoir sahélien. Nous avons identifié, analysé et validé une cinquantaine de solutions qui marchent.Du Cap-Vert au Sahel central, jusqu’à Djibouti à la Corne de l’Afrique. L’objectif est simple.Que ce qui réussit à Dakar inspire Niamey.Que ce qui sauve à N’Djamena soit répliqué à Djibouti.Vite. Et pour passer à l’échelle nationale, nous partons des réalités de chaque pays.Prenons le cas du Niger. La régénération naturelle assistée qui reverdit les terroirs de Maradi.Les demi-lunes de Tondikiwindi, à Ouallam, qui restaurent les plateaux.Les cordons pierreux d’Ibouhamane, à Keita dans Tahoua, qui stoppent l’érosion.Les systèmes communautaires d’alertes précoces promus à Zinder qui anticipent la soudure.Les conventions locales de Bankilaré qui apaisent les conflits. Ces solutions nigériennes, documentées et validées, doivent être promues. Pour que le savoir national devienne un bien régional. Et que le régional revienne renforcer le national. Le second : un outil de mesure et d’évaluation de la perception. Car une intervention n’est efficace que si elle est comprise et acceptée.Cet instrument donne la parole aux communautés.À celles et ceux qui se voient trop souvent relégués au rôle de simples spectateurs, alors que le rôle d’acteurs leur est naturellement dévolu. Cet outil nous dira ce qui marche.Ce qui doit être amélioré.Ce qu’il faut changer. L’écoute devient une donnée stratégique. L’écoute doit nous aider à faire le tri : entre les interventions alignées sur les priorités de nos communautés que portent nos États, et celles qui servent d’autres agendas. Ces outils n’existeraient pas sans l’appui de certains de nos partenaires stratégiquesJe remercie à cet égard la Coopération allemande, à travers le projet PACO.Et le Programme Alimentaire Mondial. Votre appui est décisif. Je salue aussi le travail rigoureux des consultants et de l’équipe de la CCRS.Vous avez fait de l’ambition une réalité. Wangari Maathai, Prix Nobel de la Paix, nous rappelait ceci : « Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde. » Le changement, aujourd’hui, c’est d’agir ensemble.Mais aussi d’apprendre ensemble.Et d’écouter ensemble. Mesdames, Messieurs, La redevabilité n’est pas un mot.C’est un devoir. Ces outils ne vivront que si vous vous en saisissez.Cette rencontre est faite pour ça. Vous les présenter.Recueillir vos appréciations, vos contributions, vos idées et s’assurer de votre appropriation. Et je tiens à le dire clairement : la CCRS ne cherche pas le monopole.Elle cherche la synergie. Car aucun État, aucun partenaire, aucune communauté ne gagnera seul contre le climat. Mais ensemble, nous sommes le Sahel. Et le Sahel sait tenir. Nous avons besoin de vous.Pour que ces outils deviennent les vôtres.Pour que la parole des communautés guide l’action.Pour que chaque franc investi sauve et transforme. En conclusion, je lance un appel. À vous, États.À vous, partenaires techniques et financiers.À vous, société civile, acteurs de recherche et leaders communautaires. Mutualisons nos forces. Faisons de ces deux instruments le socle d’une nouvelle manière d’agir au Sahel. Cohérence.Redevabilité.Efficacité. Le Sahel ne peut plus attendre.Agissons.Maintenant.Ensemble. En vous invitant à suivre avec attention les présentations qui vont suivre,je déclare officiellement lancés la Plateforme des bonnes pratiques d’adaptation et l’Outil de mesure de la perception des parties prenantes sur l’impact des interventions des partenaires au Sahel. Je vous remercie.

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Invitation | Atelier de lancement des outils stratégiques et techniques de promotion des actions climatiques cohérentes au Sahel

Vous êtes cordialement invité(e) à prendre part à l’Atelier de lancement des outils stratégiques et techniques de promotion des actions climatiques cohérentes au Sahel, organisé par la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS). Cette rencontre vise à présenter et à favoriser l’appropriation de deux outils majeurs : • la plateforme web « Sahel Climate Adaptation Hub », dédiée au partage des bonnes pratiques d’adaptation au Sahel ; • l’outil de mesure et d’évaluation « Sondage » de la perception des parties prenantes sur l’impact des interventions des partenaires au Sahel. L’atelier permettra également d’expliquer leur contribution à la résilience climatique, de mobiliser les parties prenantes et de lancer officiellement leur mise en œuvre. Publics concernés : Décideurs politiques, acteurs publics, ONG/AD/OSC, partenaires techniques et financiers, secteur privé, acteurs urbains, acteurs ruraux et communautés… Date : Mardi 12 mai 2026 Heure : 09h00 (Niamey) | 10h00 GMT Lieu : Siège de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), Niamey Langues : Français et Anglais Format : Présentiel / Hybride Participation en ligne (Zoom) • Lien de connexion : Zoom – Participation en ligne : https://us02web.zoom.us/j/87340339987?pwd=aXME5Xe6ZqqDp9KRuWJ9YNj7zLXDtu.1 ID de réunion : 873 4033 9987 Code secret : 429898 Nous comptons vivement sur votre participation à cet important rendez-vous au service d’un Sahel résilient et durable.

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Lancement du Projet PRP-AIC à Tahoua : la CCRS salue une avancée majeure pour la résilience climatique au Niger

Le Secrétaire Exécutif de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), Son Excellence M. Issifi Boureima, a pris part ce jour au lancement officiel du Projet PRP-AIC, dans la Région de Tahoua. Doté d’un financement de 5 milliards de FCFA du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), ce projet vise à renforcer la résilience et les capacités d’adaptation des petits producteurs agricoles dans dix communes de la Région de Tahoua. La CCRS se félicite de l’aboutissement de cette initiative qui s’inscrit en parfaite cohérence avec le Programme de Refondation du Niger ainsi qu’avec le Plan d’Investissement Climat pour la Région du Sahel. Le projet PPR-AIC sera mis en œuvre par le Conseil National de l’Environnement pour un Développement Durable (CNEDD), en étroite collaboration avec l’ensemble des parties prenantes nationales. Le Secrétaire Exécutif de la CCRS adresse ses vives félicitations au CNEDD et au PNUD Niger pour la concrétisation de ce projet structurant. Il salue également l’engagement soutenu du Gouvernement du Niger en matière de renforcement de la résilience des communautés et de promotion du développement durable. L’ouverture de cet atelier de lancement par le Directeur de Cabinet du Premier Ministre, Président du CNEDD, témoigne de l’engagement politique de haut niveau du Niger en matière de lutte contre le changement climatique et la promotion du développement durable.