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Dialogue sur le Nexus Climat–Eau–Energie–Alimentation : Une vision pour le Sahel, un cap pour l’Afrique

En marge du 12ᵉ Edition du Forum Regional Africain pour le Développement Durable (FRADD) à Addis-Abeba, ce dimanche 26 avril 2026, Son Excellence Monsieur Issifi Boureima, Secrétaire Exécutif de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), a marqué les esprits en tant que Keynote Speaker lors du Dialogue sur le Nexus Climat–Eau–Energie–Alimentation organisé par la Plateforme de collaboration régionale (RCP) pour l’Afrique et les coordinateurs résidents des Nations Unies.   Mémorable par son ton captivant, son style percutant et la parfaite cohérence de son propos, cette allocution s’impose déjà comme une référence. Au-delà du Sahel, il y a présenté sa vision pour une gouvernance intégrée du nexus, à l’échelle du continent africain. Le Sahel et l’Afrique en sortent honorés. Retrouvez l’intégralité du discours ici : https://ccrs-sahel.org/2026/04/26/reunion-de-coordination-regionale-sur-le-nexus-climat-eau-energie-alimentation-allocution-de-son-excellence-monsieur-le-secretaire-executif-de-la-ccrs/

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Réunion de coordination régionale sur le Nexus Climat-Eau-Énergie-Alimentation : Allocution de Son Excellence Monsieur le Secrétaire Exécutif de la CCRS

Excellences, Mesdames et Messieurs, Madame la Modératrice, Eminents panélistes, Distingués participants, Chers partenaires, Nous sommes le 26 avril 2026, ici à Addis-Abeba, capitale politique de l’Afrique, la ville où notre continent se penche sur les grands agendas de son développement.  C’est au sein même du Centre de Conférences de la CEA, temple du multilatéralisme et partenaire stratégique de l’Afrique, que nous réunissons pour décliner, dans la dynamique de l’Agenda 2063 porté par l’Union Africaine, le Nexus Climat-Eau-Énergie-Alimentation. Ce n’est pas un hasard : l’Agenda 2063 a fixé le cap politique de l’Afrique. Le Nexus est la méthode technique pour l’atteindre. L’Afrique détient 60% du potentiel solaire mondial et reçoit moins de 3% du financement énergétique mondial. Nos zones humides stockent plus de carbone que toutes celles d’Europe réunies. Et chaque année, nous perdons 200 milliards de dollars à cause des impacts climatiques : routes coupées, rendements agricoles en chute, infrastructures détruites. Nous savons depuis dix ans que gérer l’eau, l’énergie et l’alimentation en silos nous appauvrit. Nous avons les diagnostics. Nous avons les stratégies. Il nous manque une chose : l’exécution intégrée et cohérente. Alors pourquoi nous n’y arrivons pas ? Parce que le silo n’est pas neutre. Il nous coûte cher. Quand un ministère de l’Énergie lance un barrage sans coordonner avec l’Agriculture, nous créons un conflit eau-électricité en pleine sécheresse. Quand nous subventionnons des engrais à fortes émissions pour sauver une campagne agricole, nous accélérons le dérèglement climatique qui détruira les campagnes suivantes. Le conflit au Moyen-Orient vient de nous le rappeler : 20% de l’énergie mondiale et 33% des engrais transitent par le détroit d’Ormuz. Un choc géopolitique là-bas, c’est le prix du sac d’urée qui double dans certains coins de notre continent. Cette situation nous a révélé l’évidente réalité, que si dans notre ère nos systèmes sont connectés, nos fragilités aussi les sont. Les études sur 54 pays africains sont sans appel : un pays faible sur l’eau est faible sur l’énergie et l’alimentation. Le silo ne donne pas des résultats moyens. Il produit des échecs en cascade. Face à ce constat, la question n’est plus de savoir s’il faut changer. La question est : comment ? La réponse tient en un mot : le Nexus. Le Nexus Climat-Eau-Énergie-Alimentation n’est pas un concept académique. C’est une règle opérationnelle. Le Nexus met en évidence trois vérités fondamentales :  1. L’eau est la clé de voûte. Sans eau, pas d’agriculture pluviale. Sans eau, pas d’hydroélectricité. Sans eau, nos zones humides cessent de séquestrer le carbone et en relâchent jusqu’à 260 tonnes métriques par an. Toute décision énergie ou alimentation qui ignore l’eau est une décision anti-climat. 2. Le climat n’est pas un secteur. C’est un multiplicateur de risques qui frappe d’abord l’eau, puis l’énergie, puis l’alimentation. 3. Nos trois grands secteurs émetteurs, eau, énergie, agriculture, sont aussi nos trois grandes solutions. Bien gérés ensemble, ils séquestrent du carbone, créent des emplois, stabilisent les communautés. Traiter le climat, l’eau, l’énergie et l’alimentation comme inséparables n’est donc pas une option philosophique. C’est la seule façon d’éviter qu’une victoire dans un secteur ne devienne une crise dans un autre, ce qui nous laisse à dire : optons pour gagner la guerre plutôt qu’une bataille. Certains me diront : c’est bien beau, mais on part de zéro. Ma réponse est humblement non. Nous ne partons pas de zéro. Nous ne partons pas de zéro. Les cadres existent. Ils sont alignés. Il faut les faire atterrir sur le terrain. Au niveau international : L’Accord de Paris nous demande d’adapter et d’atténuer. Les ODD, en particulier les ODD 6, 7, 9 et 13, nous donnent les cibles. Les mécanismes de l’Article 6 de l’accord de Paris sont là, le Fonds pour les Pertes et Dommages est désormais opérationnel. Au niveau continental : L’Agenda 2063, Aspiration 1 et Aspiration 6, nous engage pour une prospérité fondée sur une croissance inclusive et pilotée par les citoyens. Au niveau national : Les CDN de chaque pays ont identifié l’entrepreneuriat vert, l’agriculture résiliente et l’énergie propre comme priorités. Mais trop de CDN mentionnent l’eau sans cibles chiffrées, sans mètres cubes, sans mégawatts. Au niveau régional, les feuilles de route existent déjà. Le principe est simple : chaque plateforme Nexus nationale doit s’arrimer aux cadres stratégiques existants de son pays, de sa région, du continent et du monde. C’est la condition pour que les financements suivent et que les résultats s’additionnent. Cette cohérence se décline ainsi : les stratégies nationales et les CDN de chaque pays s’inscrivent dans les feuilles de route régionales. Ces feuilles de route régionales portent l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Et l’Agenda 2063 s’aligne lui-même sur l’Accord de Paris et les Objectifs de Développement Durable. Rien ne part de zéro. Tout s’emboîte. Concrètement : pour le Sahel d’où je viens, la feuille de route est le Plan d’Investissement Climat pour la Région du Sahel (PIC-RS) avec ses 5 axes cohérents. Pour l’Afrique du Nord, ce sont les stratégies climat de l’Union du Maghreb Arabe et les priorités du Plan Solaire Méditerranéen. Pour l’Afrique Centrale, c’est le Plan d’Investissement Climat de la COMIFAC et le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo. Pour l’Afrique de l’Est, ce sont les initiatives de l’EAC sur l’énergie propre et de l’IGAD sur la résilience à la sécheresse. Pour les États insulaires africains, c’est la Commission des États Insulaires Africains sur le Climat (AISCC) et son initiative RESIslands, qui visent à renforcer la résilience face à l’élévation du niveau de la mer et aux chocs climatiques. Chaque région a sa feuille de route. Il nous reste à veiller à l’alignement des plateformes Nexus nationales avec ces cadres régionaux. Pour le cas du Sahel, nous disposons déjà d’une initiative pilote du Nexus dite : Initiative 4×5 pour un développement résilient stable et prospère du sahel. Le Plan d’Investissement Climat pour la Région du Sahel (PIC-RS) n’est pas un plan sur papier. Il est le cadre régional de référence pour la résilience climatique au Sahel. Les CDN des pays du Sahel en

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Annonce aux Parties Prenantes et Partenaires

La Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS) vous remercie chaleureusement pour l’intérêt que vous portez à son agenda, dédié à la lutte contre les changements climatiques et à la promotion d’un développement durable au Sahel. Nous avons le plaisir de vous annoncer trois rendez-vous majeurs à venir : 1. Participation de Son Excellence le Secrétaire Exécutif de la CCRS à la 12ᵉ Edition du Forum Regional Africain pour le Développement Durable (FRADD) 25 — 30 avril 2026 (Addis-Abeba, Éthiopie) 1.1. EVENT NEXUS Son Excellence le Secrétaire Exécutif de la CCRS interviendra dès le 26 Avril en tant que Keynote Speaker lors d’un événement continental organisé par la Plateforme de collaboration régionale (RCP) pour l’Afrique et les coordinateurs résidents des Nations Unies.   À cette occasion, il exposera sa vision du Nexus Climat–Eau–Energie–Alimentation et présentera les réponses stratégiques et opérationnelles adaptées, indispensables pour faire de ce nexus le pilier d’actions climatiques cohérentes en Afrique, et plus particulièrement au Sahel. 1.2 Consultations des partenaires — 29 avril 2026 (Addis-Abeba, Éthiopie) Organisées conjointement par la CCRS et la Commission économique pour l’Afrique (CEA), en marge du FRADD 12, sous le thème « Construire ensemble un Sahel résilient et durable face aux chocs multiples ». Le Secrétaire Exécutif y portera un plaidoyer auprès d’une cinquantaine de partenaires, présentera les résultats obtenus depuis la mise en place du Secrétariat Exécutif et les actions phares de l’opérationnalisation de la CCRS. Parmi ces actions figure l’Initiative 4×5 Résilience Sahel : un pacte d’engagement pour la mise en œuvre de 4 projets structurants, intégrés et interdépendants, afin d’impulser une transformation durable et d’inverser la tendance des impacts climatiques. Le Secrétaire Exécutif sera accompagné à Addis par : 2. Ateliers de lancement — 12 mai 2026 : lancement des outils stratégiques et techniques de la CCRS Objectif : Présenter et assurer l’appropriation de la plateforme web « Sahel Climat Adaptation Hub » et de l’outil de mesure et d’évaluation « sondage » de la perception des parties prenantes concernant l’impact des interventions.  But : Capitaliser les bonnes pratiques et adapter les actions climatiques aux réalités du terrain. 3. Du 20 au 22 mai 2026 : Atelier régional de lancement du processus d’accréditation de la CCRS auprès du Fonds Vert pour le Climat (FVC) — Niamey Objectif : Lancer officiellement le processus d’accréditation de la CCRS auprès du Fonds Vert pour le Climat (FVC), valider la feuille de route et recueillir l’endossement des Autorités Nationales Désignées (AND). Enjeu : Permettre à la CCRS d’accéder directement aux financements climatiques internationaux et de mettre en œuvre le Plan d’Investissement Climat pour la Région du Sahel (PIC-RS). Nous vous invitons à accorder toute votre attention à ces rendez-vous, qui s’inscrivent pleinement dans notre engagement commun pour un Sahel résilient et durable. La CCRS

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Recrutement au poste d’un(e) Spécialiste de Passation de Marché de l’Unité de Gestion du Projet RACE-Sahel

Projet Résilience et d’adaptation des Communautés et Ecosystèmes dans les zones humidesdes bassins versants du Sahel (RACE-Sahel) AVIS A MANIFESTATION D’INTERET Recrutement au poste d’un(e) Spécialiste de Passation de Marché de l’Unité de Gestion du Projet(SERVICES DE CONSULTANT INDIVIDUEL)AMI N°003/SE/DT/RACE-Sahel du 20 avril 2026

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Recrutement au poste d’un(e) Comptable de l’Unité de Gestion du Projet RACE-Sahel

Projet Résilience et d’adaptation des Communautés et Ecosystèmes dans les zones humidesdes bassins versants du Sahel (RACE-Sahel) AVIS A MANIFESTATION D’INTERETRecrutement au poste d’un(e) Comptable de l’Unité de Gestion du Projet(SERVICES DE CONSULTANT INDIVIDUEL)AMI N°004/SE/DT/RACE-Sahel du 20 avril 2026

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Recrutement au poste d’Expert (e) en Suivi, Evaluation, Redevabilité et Apprentissage (SERA) de l’Unité de Gestion du Projet RACE Sahel

Projet Résilience et d’adaptation des Communautés et Ecosystèmes dans les zones humidesdes bassins versants du Sahel (RACE-Sahel) AVIS A MANIFESTATION D’INTERET Recrutement au poste d’Expert (e) en Suivi, Evaluation, Redevabilité et Apprentissage (SERA) de l’Unitéde Gestion du Projet(SERVICES DE CONSULTANT INDIVIDUEL)AMI N° 002/SE/DT/RACE-Sahel du 20 avril 2026

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Le Secrétaire Exécutif de la CCRS reçoit la Cheffe suppléante de la Coopération suisse au Niger

Le Secrétaire Exécutif de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), SEM. Issifi Boureima, a reçu, ce lundi 13 avril 2026, la Cheffe suppléante de la Coopération Suisse au Niger, Madame Céline Maye, pour une rencontre à laquelle a également participé le Chargé de programme changement climatique de ladite coopération, Monsieur Harouna Idé.

Cette réunion a permis d’échanger sur les mandats respectifs des deux organisations au Sahel et au Niger en particulier.