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Intervention du Secrétaire Exécutif de la CCRS à la réunion de Haut Niveau du Système des Nations Unies

Dakar, 13 mai 2026 – Invité comme Keynote Speaker au segment « Climat, Système alimentaire et Impératif d’investissement », le Secrétaire Exécutif de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), Son Excellence Monsieur Issifi Boureima, a participé en virtuel ce mercredi après-midi à la réunion de haut niveau des Directeurs Régionaux et Coordonnateurs Pays du Système des Nations Unies. À travers une allocution remarquablement suivie, il a présenté le mandat, les cadres de coopération et la vision stratégique de la CCRS. Il a salué l’élaboration des Programmes Phares des Nations Unies pour les pays du Sahel central, en partageant une analyse croisée très appréciée de ces programmes avec l’Initiative 4X5 portée par la CCRS. Le Secrétaire Exécutif a mis en évidence les complémentarités des approches, notamment en matière de résilience climatique, de systèmes alimentaires, de mobilisation des ressources et d’intégration régionale, tout en relevant certains éléments de différenciation. Il a ensuite présenté des perspectives de consolidation des interventions, en plaidant pour une mutualisation des efforts afin d’apporter des réponses systémiques, cohérentes et durables aux défis du Sahel. Au cours de son intervention, le Secrétaire Exécutif a insisté sur trois impératifs majeurs : • Appréhender le Sahel central comme un seul ensemble régional, les chocs climatiques et l’insécurité alimentaire ne connaissant pas de frontières ; • Intégrer le nexus climat-sécurité ainsi que le défi de la résilience urbaine dans toute réponse de développement, rappelant que « sans paix, il n’y a ni subsistance ni stabilité » ; • Promouvoir des mécanismes de financement innovants pour l’adaptation climatique au Sahel. À ce titre, il a plaidé pour que la dette ne soit pas le premier réflexe de financement de l’adaptation, estimant cette approche humainement injuste pour une région qui subit un dérèglement climatique dont elle n’est pas historiquement responsable. Il a encouragé le recours à des instruments tels que le Fonds Vert pour le Climat, le Fonds Pertes et Dommages, le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), les marchés carbone et les obligations vertes. Le Secrétaire Exécutif a enfin appelé à une synergie d’action renforcée entre la CCRS et les organismes du Système des Nations Unies, afin de construire des réponses systémiques et intégrées face aux défis climatiques, alimentaires et sécuritaires du Sahel. L’intégralité de l’allocution du Secrétaire Exécutif de la CCRS disponible ici : https://ccrs-sahel.org/2026/05/13/session-hybride-sur-le-financement-dinitiatives-transformatrices-et-integrees-au-sahel-allocution-du-secretaire-executif-de-la-ccrs/

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SESSION HYBRIDE SUR LE FINANCEMENT D’INITIATIVES TRANSFORMATRICES ET INTEGREES   AU SAHEL : Allocution du Secrétaire Exécutif de la CCRS

Keynote Speaker : Segment « Climat, Système Alimentaire et Impératif d’Investissement »   Chers partenaires du Système des Nations Unies, Je vous remercie de l’honneur que vous faites à la Commission Climat pour la Région du Sahel en m’invitant comme Keynote Speaker à ce segment « Climat, système alimentaire et impératif d’investissement ». Ce thème n’est pas un intitulé de session. C’est l’équation de survie du Sahel, et elle se lit en trois lignes indissociables. Climat : car sans adaptation, il n’y a pas de vie. Il n’y a que de la survie. Système alimentaire : car sans transformation des chaînes de valeur, il n’y a ni revenu, ni emploi, ni souveraineté. Impératif d’investissement : car sans capital mobilisé à l’échelle des défis, il n’y a ni solution durable, ni paix. Votre invitation nous convoque donc à l’essentiel : sortir de la fragmentation pour bâtir des plateformes d’investissement crédibles, ancrées dans le leadership de nos États, et capables de mobiliser ce capital à l’échelle. C’est ce cap qui guide mon propos. Permettez-moi de rappeler d’abord le mandat sous lequel je m’exprime. La Commission Climat pour la Région du Sahel est l’instrument stratégique de la coopération régionale, de l’agenda climatique et de la promotion du développement durable de ses 17 pays membres, sous l’égide de l’Union Africaine. Pour exercer cette mission de coordination et de promotion des actions de résilience climatique et de développement durable, la CCRS s’appuie sur des cadres de concertation permanents avec les organisations sous-régionales : le CILSS, l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte, les organismes de bassins que sont l’Autorité du Bassin du Niger, la Commission du Bassin du Lac Tchad, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie, l’Autorité du Bassin de la Volta. Chaque année, la CCRS organise des rencontres régionales mobilisant ces organisations sur des thématiques structurantes : renforcement des capacités, mobilisation des ressources, partage des connaissances, et mise en cohérence de l’agenda des projets. Dans le cadre de sa mission, la CCRS a également établi des cadres de coopération structurants avec des partenaires multilatéraux et bilatéraux. Avec les agences onusiennes, notamment le PAM, l’UNICEF, la FAO et le PNUD. Avec les institutions financières régionales, notamment la BAD et la BOAD. Au niveau bilatéral, la CCRS capitalise une coopération dynamique avec les Coopérations de l’Allemagne, de la Belgique et de la Suisse. Que tous ces partenaires reçoivent ici l’expression de notre profonde gratitude pour leur engagement constant en faveur du Sahel. Des cadres de concertation avec les organisations non étatiques, la société civile et les ONG existent aussi, tant au niveau régional que national. Voilà ce que nous appelons la subsidiarité stratégique et opérationnelle qui rassure et rassemble : la CCRS ne demande pas la primauté dans l’exercice de ce mandat. Elle offre d’être l’instrument fédérateur des acteurs de l’agenda de la résilience climatique au Sahel. Son Plan d’Investissement Climat pour la Région Sahel, le PI-CRS, dont est issue l’Initiative 4X5, est la déclinaison sahélienne de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Dans le cadre de sa mise en œuvre, trois projets structurants sont présentement en cours, touchant au total 9 de nos pays membres, en relation étroite avec des organisations partenaires techniques et financières. Cette nouvelle Initiative 4X5, issue du PIC-RS, vise à amplifier cette dynamique en apportant l’armature systémique qui manquait. Quatre projets structurants cohérents ont été identifiés, dans une approche d’indépendance dans la mise en œuvre, pour un montant à mobiliser de 1,05 milliard de dollars sur 5 ans. C’est la réponse systémique pour résolument pallier le défi climatique et ses corollaires, en prenant ensemble et de façon synchronisée les doses et les mesures qu’il faut. Les Contributions Déterminées au niveau National de nos pays membres sont les déclinaisons nationales du PI-CRS. L’ensemble s’inscrit dans l’Accord de Paris et l’Agenda 2030. Dès lors, vous en conviendrez avec moi, nous sommes liés par une exigence commune : la cohérence. La cohérence n’est pas une option technique. C’est une obligation politique envers nos générations futures. Pour répondre à l’impératif d’investissement que pose ce segment, nous avons conduit une analyse croisée de l’Initiative 4X5 avec les Programmes Phares Systèmes Alimentaires SNU Niger-Burkina. Car c’est en croisant les plateformes existantes que l’on passe du thème à l’action. Que révèle cette analyse ? D’abord, une complémentarité d’approche. Les Programmes Phares sont des plateformes souveraines d’investissement, pilotées par les gouvernements. Au Niger, le Programme de Refondation vise la restauration des écosystèmes, l’irrigation et les chaînes de valeur. Au Burkina, le Programme Phare s’inscrit dans le Plan Relance (2026-2030). L’Initiative 4X5, quant à elle, pourrait être l’armature systémique qui relie ces plateformes : énergie productive, écosystèmes, résilience urbaine, autosuffisance en riz. Pour qu’ensemble, ils passent de projets fragmentés à un portefeuille intégré. Ensuite, une complémentarité financière. Les Programmes Phares mobilisent déjà du capital catalytique : Fonds Commun des ODD, FIDA, système ONU pour 30 à 50 millions de dollars. Mais l’écart d’échelle reste à combler. L’Initiative 4X5 a été conçue pour capter les mécanismes innovants : Fonds Vert pour le Climat, Fonds Pertes et Dommages, FEM, marché carbone, obligations vertes. Le consolidé permet de séquencer le financement : L’ONU et Le FIDA pour amorcer et réduire le risque. La Banque Mondiale et La BAD pour passer à l’échelle. Les Mécanismes innovants pour assurer la durabilité. Cependant, il ressort de cette analyse trois éléments principaux de différence d’approche de ces programmes avec l’Initiative 4X5. D’abord, l’impératif de la cohérence politique de bassin. Les Programmes Phares couvrent aujourd’hui le Niger et le Burkina Faso. Tandis que l’Initiative 4X5 considère d’emblée les trois pays du Sahel central comme une seule zone pilote. Les chocs climatiques ne connaissent pas de frontières. L’insécurité alimentaire non plus. Notre action commune ne doit pas en avoir. Cette démarche épouse la vision d’intégration de l’Alliance des États du Sahel. Puis, l’angle mort urbain. Les Programmes Phares se concentrent sur la production rurale, tandis que l’Initiative 4X5 intègre la résilience des infrastructures urbaines, là où les chocs

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LANCEMENT DES OUTILS STRATEGIQUES ET TECHNIQUES DE PROMOTION DES ACTIONS CLIMATIQUES COHERENTES AU SAHEL: Allocution du Secrétaire Exécutif de la CCRS

Madame la présidente du GTC Monsieur le Secrétaire Exécutif du CNEDD ; Madame la Directrice sous-régionale de la CEA ; Monsieur le Représentant de la coordination du projet PACO ; Monsieur le Représentant par intérim et Directeur adjoint du PAM au Niger. Mesdames et Messieurs, Distingués invités, 100 millions. C’est 100 millions de Sahéliennes et de Sahéliens qui vivent aujourd’hui sous la menace directe du dérèglement climatique. 100 millions de vies dont le quotidien s’appelle : Soif.Faim.Exode.Conflits. Voilà le quotidien que les extrêmes climatiques imposent à notre région. Des extrêmes qui s’amplifient.Qui s’accentuent.Qui brisent des vies.Et qui menacent les fondements mêmes de nos sociétés. Et cela, en dépit de nos efforts.En dépit des milliards investis. Des milliards, oui. Mais des milliards dont une partie relève du régime de la dette.Une dette que nos États contractent pour réparer un climat qu’ils n’ont pas déréglé.Nous subissons l’histoire des autres. Et on nous demande de payer la facture. Transformer la victime en débiteur : voilà l’injustice climatique. Face à ce paradoxe, nous avons un devoir : que chaque franc investi soit efficace.Car une dette mal investie, c’est une double peine pour nos générations futures : elles héritent du dérèglement, et de l’ardoise. Les générations futures ne doivent pas payer deux fois : pour un climat déréglé, et pour des dettes contractées pour le réparer. C’est pour briser cette double peine que la Commission Climat pour la Région du Sahel a créé deux instruments. Pas demain. Maintenant. Le premier : une plateforme des bonnes pratiques d’adaptation.C’est une banque vivante du savoir sahélien. Nous avons identifié, analysé et validé une cinquantaine de solutions qui marchent.Du Cap-Vert au Sahel central, jusqu’à Djibouti à la Corne de l’Afrique. L’objectif est simple.Que ce qui réussit à Dakar inspire Niamey.Que ce qui sauve à N’Djamena soit répliqué à Djibouti.Vite. Et pour passer à l’échelle nationale, nous partons des réalités de chaque pays.Prenons le cas du Niger. La régénération naturelle assistée qui reverdit les terroirs de Maradi.Les demi-lunes de Tondikiwindi, à Ouallam, qui restaurent les plateaux.Les cordons pierreux d’Ibouhamane, à Keita dans Tahoua, qui stoppent l’érosion.Les systèmes communautaires d’alertes précoces promus à Zinder qui anticipent la soudure.Les conventions locales de Bankilaré qui apaisent les conflits. Ces solutions nigériennes, documentées et validées, doivent être promues. Pour que le savoir national devienne un bien régional. Et que le régional revienne renforcer le national. Le second : un outil de mesure et d’évaluation de la perception. Car une intervention n’est efficace que si elle est comprise et acceptée.Cet instrument donne la parole aux communautés.À celles et ceux qui se voient trop souvent relégués au rôle de simples spectateurs, alors que le rôle d’acteurs leur est naturellement dévolu. Cet outil nous dira ce qui marche.Ce qui doit être amélioré.Ce qu’il faut changer. L’écoute devient une donnée stratégique. L’écoute doit nous aider à faire le tri : entre les interventions alignées sur les priorités de nos communautés que portent nos États, et celles qui servent d’autres agendas. Ces outils n’existeraient pas sans l’appui de certains de nos partenaires stratégiquesJe remercie à cet égard la Coopération allemande, à travers le projet PACO.Et le Programme Alimentaire Mondial. Votre appui est décisif. Je salue aussi le travail rigoureux des consultants et de l’équipe de la CCRS.Vous avez fait de l’ambition une réalité. Wangari Maathai, Prix Nobel de la Paix, nous rappelait ceci : « Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde. » Le changement, aujourd’hui, c’est d’agir ensemble.Mais aussi d’apprendre ensemble.Et d’écouter ensemble. Mesdames, Messieurs, La redevabilité n’est pas un mot.C’est un devoir. Ces outils ne vivront que si vous vous en saisissez.Cette rencontre est faite pour ça. Vous les présenter.Recueillir vos appréciations, vos contributions, vos idées et s’assurer de votre appropriation. Et je tiens à le dire clairement : la CCRS ne cherche pas le monopole.Elle cherche la synergie. Car aucun État, aucun partenaire, aucune communauté ne gagnera seul contre le climat. Mais ensemble, nous sommes le Sahel. Et le Sahel sait tenir. Nous avons besoin de vous.Pour que ces outils deviennent les vôtres.Pour que la parole des communautés guide l’action.Pour que chaque franc investi sauve et transforme. En conclusion, je lance un appel. À vous, États.À vous, partenaires techniques et financiers.À vous, société civile, acteurs de recherche et leaders communautaires. Mutualisons nos forces. Faisons de ces deux instruments le socle d’une nouvelle manière d’agir au Sahel. Cohérence.Redevabilité.Efficacité. Le Sahel ne peut plus attendre.Agissons.Maintenant.Ensemble. En vous invitant à suivre avec attention les présentations qui vont suivre,je déclare officiellement lancés la Plateforme des bonnes pratiques d’adaptation et l’Outil de mesure de la perception des parties prenantes sur l’impact des interventions des partenaires au Sahel. Je vous remercie.

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Invitation | Atelier de lancement des outils stratégiques et techniques de promotion des actions climatiques cohérentes au Sahel

Vous êtes cordialement invité(e) à prendre part à l’Atelier de lancement des outils stratégiques et techniques de promotion des actions climatiques cohérentes au Sahel, organisé par la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS). Cette rencontre vise à présenter et à favoriser l’appropriation de deux outils majeurs : • la plateforme web « Sahel Climate Adaptation Hub », dédiée au partage des bonnes pratiques d’adaptation au Sahel ; • l’outil de mesure et d’évaluation « Sondage » de la perception des parties prenantes sur l’impact des interventions des partenaires au Sahel. L’atelier permettra également d’expliquer leur contribution à la résilience climatique, de mobiliser les parties prenantes et de lancer officiellement leur mise en œuvre. Publics concernés : Décideurs politiques, acteurs publics, ONG/AD/OSC, partenaires techniques et financiers, secteur privé, acteurs urbains, acteurs ruraux et communautés… Date : Mardi 12 mai 2026 Heure : 09h00 (Niamey) | 10h00 GMT Lieu : Siège de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), Niamey Langues : Français et Anglais Format : Présentiel / Hybride Participation en ligne (Zoom) • Lien de connexion : Zoom – Participation en ligne : https://us02web.zoom.us/j/87340339987?pwd=aXME5Xe6ZqqDp9KRuWJ9YNj7zLXDtu.1 ID de réunion : 873 4033 9987 Code secret : 429898 Nous comptons vivement sur votre participation à cet important rendez-vous au service d’un Sahel résilient et durable.

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Lancement du Projet PRP-AIC à Tahoua : la CCRS salue une avancée majeure pour la résilience climatique au Niger

Le Secrétaire Exécutif de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), Son Excellence M. Issifi Boureima, a pris part ce jour au lancement officiel du Projet PRP-AIC, dans la Région de Tahoua. Doté d’un financement de 5 milliards de FCFA du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), ce projet vise à renforcer la résilience et les capacités d’adaptation des petits producteurs agricoles dans dix communes de la Région de Tahoua. La CCRS se félicite de l’aboutissement de cette initiative qui s’inscrit en parfaite cohérence avec le Programme de Refondation du Niger ainsi qu’avec le Plan d’Investissement Climat pour la Région du Sahel. Le projet PPR-AIC sera mis en œuvre par le Conseil National de l’Environnement pour un Développement Durable (CNEDD), en étroite collaboration avec l’ensemble des parties prenantes nationales. Le Secrétaire Exécutif de la CCRS adresse ses vives félicitations au CNEDD et au PNUD Niger pour la concrétisation de ce projet structurant. Il salue également l’engagement soutenu du Gouvernement du Niger en matière de renforcement de la résilience des communautés et de promotion du développement durable. L’ouverture de cet atelier de lancement par le Directeur de Cabinet du Premier Ministre, Président du CNEDD, témoigne de l’engagement politique de haut niveau du Niger en matière de lutte contre le changement climatique et la promotion du développement durable.

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Side Event CCRS-CEA au FRADD 2026 : Allocution du Secrétaire Exécutif de la CCRS

Excellences, Mesdames et Messieurs les représentants des pays membres et pays partenaires du Sahel, Chers partenaires techniques et financiers, Distingués invités, C’est pour moi un réel honneur et un grand plaisir de prendre la parole à cette occasion qui nous réunit aujourd’hui. Je voudrais d’abord remercier chaleureusement la Commission économique pour l’Afrique (CEA) pour l’invitation adressée à ma délégation et à moi-même à participer à la 12ème édition du Forum Africain pour le Développement Durable, dont nous saluons vivement le succès de l’organisation. Je voudrais également remercier le Gouvernement éthiopien pour l’hospitalité légendaire dont bénéficient nos délégations respectives à Addis-Abeba, capitale politique de l’Afrique. La présente rencontre, dont le thème est : « Consultations des partenaires : Construire ensemble un Sahel résilient et durable face aux chocs multiples », s’inscrit dans la dynamique de notre agenda global de plaidoyer pour un développement résilient et durable du Sahel, une région de notre continent fortement éprouvée par des défis sociopolitiques et environnementaux multiples, et cela, en dépit de son immense potentiel. Je voudrais renouveler ma profonde gratitude à l’endroit de la CEA pour son engagement soutenu en faveur de notre cadre de coopération, dont l’initiative conjointe de cette rencontre est une parfaite illustration. Je salue également le Programme Alimentaire Mondial, l’un de nos partenaires stratégiques, pour son appui à la participation de la CCRS à cet important forum. Mesdames et Messieurs, Chers partenaires, Le Sahel est aujourd’hui l’une des régions les plus exposées aux effets du changement climatique. En effet, plus de 80 % de la population dépend directement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche pour sa subsistance. Par ailleurs, plus de 40 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, dans un contexte marqué par une forte pression démographique, avec près de 60 % de la population âgée de moins de 25 ans. Mais en dépit de ce profil de vulnérabilité, le Sahel demeure une région d’opportunités, comme l’illustrent les points saillants suivants : Ce sont là des atouts majeurs pour bâtir une trajectoire de développement résilient, à condition de mobiliser les investissements nécessaires et de structurer des réponses adaptées. C’est précisément dans cette perspective que la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS) œuvre depuis le lancement de son processus d’opérationnalisation. Mesdames et Messieurs, Chers partenaires et amis du Sahel, Au cours de la période 2023 – 2025, la Commission a enregistré des avancées significatives, tant sur le plan institutionnel qu’opérationnel. Sur le plan institutionnel, la CCRS s’est dotée de mécanismes de gouvernance cohérents, reposant sur des instances politiques (CEEG, RM) et techniques (GTC), ainsi que d’un Secrétariat Exécutif, principal organe chargé de la conduite opérationnelle et de la représentation auprès des partenaires et des parties prenantes. Le Secrétariat Exécutif est désormais pleinement opérationnel, avec des procédures internes structurées, un dispositif de suivi-évaluation renforcé et des capacités accrues de coordination. Parallèlement, l’opérationnalisation du Fonds Climat pour la résilience du Sahel a été enclenchée, avec l’adoption de ses textes constitutifs, l’élaboration de son manuel opérationnel et le lancement d’actions de plaidoyer auprès des partenaires. Sur le plan opérationnel, la Commission a engagé la mise en œuvre de son Plan d’Investissement Climat pour la Région du Sahel (PIC-RS), qui constitue aujourd’hui le cadre stratégique de référence régionale, dont les CDN des pays sont les déclinaisons nationales. Deux principaux projets alignés sur ce plan sont actuellement en cours de mise en œuvre : À ces projets s’ajoute un nouveau projet financé par la BAD à hauteur de 9,3 millions de dollars US : le Projet de résilience et d’adaptation des communautés et écosystèmes dans les zones humides des bassins versants du Sahel (RACE-Sahel), dont la mise en œuvre débute au 3ème trimestre 2026 dans quatre pays de la région. Au-delà de ces projets, la Commission a structuré un portefeuille de projets régionaux et multi-pays représentant près de 2 milliards de dollars US à mobiliser à court et moyen termes, couvrant des thématiques clés telles que l’agriculture climato-intelligente, la transition énergétique, la maîtrise de l’eau, la résilience communautaire, l’autonomisation des femmes et des jeunes, l’entrepreneuriat vert et la sécurité climatique. Je voudrais également rappeler que lors de la récente Réunion de coordination régionale sur le Nexus Climat–Eau–Énergie–Alimentation tenue le 26 avril en marge de ce forum en cours, la CCRS a présenté l’Initiative 4×5 Résilience Sahel comme son offre opérationnelle phare. Ce nouveau pacte d’engagement vise à promouvoir une transformation et un renversement irréversible de la tendance de la persistance des défis qui impactent le développement, la résilience et la stabilité du Sahel. Il porte 4 projets structurants, intégrés et interdépendants dont la mise en œuvre est prévue sur 5 ans pour un montant de 1,05 milliard de dollars. La mise en œuvre de ces quatre projets, parfaitement alignés sur les priorités nationales et régionales et faisant partie du portefeuille de la CCRS, repose sur une approche de planification holistique et cohérente qui incarne le principe d’interdépendance à travers lequel chaque projet agit sur un maillon du Nexus Climat–Eau–Énergie–Alimentation, et l’efficacité de l’ensemble dépend du succès de leur mise en œuvre conjointe. Cette Initiative 4×5 constitue par ailleurs le socle opérationnel de notre stratégie de valorisation du marché carbone promu avec l’appui de la CEA au bénéfice de la région du Sahel. Dans cette dynamique, la CCRS en relation avec la CEA vient de boucler une étude relative à la mise en place d’un registre régional de marché de carbone et son protocole harmonisé. Les quatre projets de l’Initiative 4×5, par leur nature intégrée abordant plusieurs thématiques cohérentes restauration de terres, agroforesterie, énergie solaire décentralisée et gestion durable de l’eau produiront des réductions d’émissions mesurables et traçables. Ils alimenteront directement le registre régional du Sahel, permettant aux investisseurs de bénéficier de crédits carbone certifiés tout en finançant des actions à fort impact social et environnemental. Ces ressources générées du marché de carbone constituent par ailleurs des opportunités de financements additionnels au profit des communautés et des autres acteurs. Aujourd’hui, nous sommes en face de vous pour présenter

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Side Event CCRS-CEA au FRADD 2026 : Les partenaires recommandent un plaidoyer dynamique pour l’Initiative 4×5 Résilience Sahel

En marge de la 12ᵉ édition du Forum Régional Africain sur le Développement Durable (FRADD), la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), avec l’appui de la Commission Économique pour l’Afrique (CEA), a organisé ce mercredi le side event « Consultations des partenaires : Construire ensemble un Sahel résilient et durable face aux chocs multiples ».

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Ouverture de la 12ᵉ édition du Forum Régional Africain sur le Développement Durable (FRADD) : le Secrétaire Exécutif de la CCRS plaide pour la diplomatie de projets bancables

Addis-Abeba, 28 avril 2026 – Poursuivant sa visite de travail en République Fédérale Démocratique d’Éthiopie, S.E.M. Issifi Boureima, Secrétaire Exécutif de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), a pris part ce mardi à la cérémonie d’ouverture de la 12ᵉ édition du Forum Régional Africain sur le Développement Durable (FRADD). Au cours de cette participation très remarquable, au sein de l’arène africaine du multilatéralisme, Son Excellence plaide pour la promotion d’un nouveau narratif. Par plusieurs échanges bilatéraux stratégiques, il plaide pour dépasser la diplomatie de négociations sans fins et promouvoir une diplomatie de projets bancables. Cette doctrine repose sur trois piliers : la qualification technique et stratégique des projets, leur structuration financière et l’obtention de résultats mesurables au bénéfice des populations du Sahel. L’objectif est d’accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union Africain et du Plan d’Investissement Climat pour la région du Sahel. C’est dans cette perspective que S.E.M. Issifi Boureima présentera, dès demain, l’Initiative 4×5 Résilience Sahel lors de la session « Consultations avec les partenaires : Construire ensemble un Sahel résilient et durable face aux chocs multiples » organisée en marge du FRADD. Consultations avec les partenaires : Construire ensemble un Sahel résilient et durable face aux chocs multiples Date : Mercredi 29 avril 2026 Heure :• 09h30 (Addis-Abeba)• 07h30 (Niamey) Participation en ligne (Zoom) : Inscrivez-vous ici : https://zoom.us/meeting/register/Bx_SqjfzR3GApGw5boczBg#/registration

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Dialogue sur le Nexus Climat–Eau–Energie–Alimentation : Une vision pour le Sahel, un cap pour l’Afrique

En marge du 12ᵉ Edition du Forum Regional Africain pour le Développement Durable (FRADD) à Addis-Abeba, ce dimanche 26 avril 2026, Son Excellence Monsieur Issifi Boureima, Secrétaire Exécutif de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), a marqué les esprits en tant que Keynote Speaker lors du Dialogue sur le Nexus Climat–Eau–Energie–Alimentation organisé par la Plateforme de collaboration régionale (RCP) pour l’Afrique et les coordinateurs résidents des Nations Unies.   Mémorable par son ton captivant, son style percutant et la parfaite cohérence de son propos, cette allocution s’impose déjà comme une référence. Au-delà du Sahel, il y a présenté sa vision pour une gouvernance intégrée du nexus, à l’échelle du continent africain. Le Sahel et l’Afrique en sortent honorés. Retrouvez l’intégralité du discours ici : https://ccrs-sahel.org/2026/04/26/reunion-de-coordination-regionale-sur-le-nexus-climat-eau-energie-alimentation-allocution-de-son-excellence-monsieur-le-secretaire-executif-de-la-ccrs/

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Réunion de coordination régionale sur le Nexus Climat-Eau-Énergie-Alimentation : Allocution de Son Excellence Monsieur le Secrétaire Exécutif de la CCRS

Excellences, Mesdames et Messieurs, Madame la Modératrice, Eminents panélistes, Distingués participants, Chers partenaires, Nous sommes le 26 avril 2026, ici à Addis-Abeba, capitale politique de l’Afrique, la ville où notre continent se penche sur les grands agendas de son développement.  C’est au sein même du Centre de Conférences de la CEA, temple du multilatéralisme et partenaire stratégique de l’Afrique, que nous réunissons pour décliner, dans la dynamique de l’Agenda 2063 porté par l’Union Africaine, le Nexus Climat-Eau-Énergie-Alimentation. Ce n’est pas un hasard : l’Agenda 2063 a fixé le cap politique de l’Afrique. Le Nexus est la méthode technique pour l’atteindre. L’Afrique détient 60% du potentiel solaire mondial et reçoit moins de 3% du financement énergétique mondial. Nos zones humides stockent plus de carbone que toutes celles d’Europe réunies. Et chaque année, nous perdons 200 milliards de dollars à cause des impacts climatiques : routes coupées, rendements agricoles en chute, infrastructures détruites. Nous savons depuis dix ans que gérer l’eau, l’énergie et l’alimentation en silos nous appauvrit. Nous avons les diagnostics. Nous avons les stratégies. Il nous manque une chose : l’exécution intégrée et cohérente. Alors pourquoi nous n’y arrivons pas ? Parce que le silo n’est pas neutre. Il nous coûte cher. Quand un ministère de l’Énergie lance un barrage sans coordonner avec l’Agriculture, nous créons un conflit eau-électricité en pleine sécheresse. Quand nous subventionnons des engrais à fortes émissions pour sauver une campagne agricole, nous accélérons le dérèglement climatique qui détruira les campagnes suivantes. Le conflit au Moyen-Orient vient de nous le rappeler : 20% de l’énergie mondiale et 33% des engrais transitent par le détroit d’Ormuz. Un choc géopolitique là-bas, c’est le prix du sac d’urée qui double dans certains coins de notre continent. Cette situation nous a révélé l’évidente réalité, que si dans notre ère nos systèmes sont connectés, nos fragilités aussi les sont. Les études sur 54 pays africains sont sans appel : un pays faible sur l’eau est faible sur l’énergie et l’alimentation. Le silo ne donne pas des résultats moyens. Il produit des échecs en cascade. Face à ce constat, la question n’est plus de savoir s’il faut changer. La question est : comment ? La réponse tient en un mot : le Nexus. Le Nexus Climat-Eau-Énergie-Alimentation n’est pas un concept académique. C’est une règle opérationnelle. Le Nexus met en évidence trois vérités fondamentales :  1. L’eau est la clé de voûte. Sans eau, pas d’agriculture pluviale. Sans eau, pas d’hydroélectricité. Sans eau, nos zones humides cessent de séquestrer le carbone et en relâchent jusqu’à 260 tonnes métriques par an. Toute décision énergie ou alimentation qui ignore l’eau est une décision anti-climat. 2. Le climat n’est pas un secteur. C’est un multiplicateur de risques qui frappe d’abord l’eau, puis l’énergie, puis l’alimentation. 3. Nos trois grands secteurs émetteurs, eau, énergie, agriculture, sont aussi nos trois grandes solutions. Bien gérés ensemble, ils séquestrent du carbone, créent des emplois, stabilisent les communautés. Traiter le climat, l’eau, l’énergie et l’alimentation comme inséparables n’est donc pas une option philosophique. C’est la seule façon d’éviter qu’une victoire dans un secteur ne devienne une crise dans un autre, ce qui nous laisse à dire : optons pour gagner la guerre plutôt qu’une bataille. Certains me diront : c’est bien beau, mais on part de zéro. Ma réponse est humblement non. Nous ne partons pas de zéro. Nous ne partons pas de zéro. Les cadres existent. Ils sont alignés. Il faut les faire atterrir sur le terrain. Au niveau international : L’Accord de Paris nous demande d’adapter et d’atténuer. Les ODD, en particulier les ODD 6, 7, 9 et 13, nous donnent les cibles. Les mécanismes de l’Article 6 de l’accord de Paris sont là, le Fonds pour les Pertes et Dommages est désormais opérationnel. Au niveau continental : L’Agenda 2063, Aspiration 1 et Aspiration 6, nous engage pour une prospérité fondée sur une croissance inclusive et pilotée par les citoyens. Au niveau national : Les CDN de chaque pays ont identifié l’entrepreneuriat vert, l’agriculture résiliente et l’énergie propre comme priorités. Mais trop de CDN mentionnent l’eau sans cibles chiffrées, sans mètres cubes, sans mégawatts. Au niveau régional, les feuilles de route existent déjà. Le principe est simple : chaque plateforme Nexus nationale doit s’arrimer aux cadres stratégiques existants de son pays, de sa région, du continent et du monde. C’est la condition pour que les financements suivent et que les résultats s’additionnent. Cette cohérence se décline ainsi : les stratégies nationales et les CDN de chaque pays s’inscrivent dans les feuilles de route régionales. Ces feuilles de route régionales portent l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Et l’Agenda 2063 s’aligne lui-même sur l’Accord de Paris et les Objectifs de Développement Durable. Rien ne part de zéro. Tout s’emboîte. Concrètement : pour le Sahel d’où je viens, la feuille de route est le Plan d’Investissement Climat pour la Région du Sahel (PIC-RS) avec ses 5 axes cohérents. Pour l’Afrique du Nord, ce sont les stratégies climat de l’Union du Maghreb Arabe et les priorités du Plan Solaire Méditerranéen. Pour l’Afrique Centrale, c’est le Plan d’Investissement Climat de la COMIFAC et le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo. Pour l’Afrique de l’Est, ce sont les initiatives de l’EAC sur l’énergie propre et de l’IGAD sur la résilience à la sécheresse. Pour les États insulaires africains, c’est la Commission des États Insulaires Africains sur le Climat (AISCC) et son initiative RESIslands, qui visent à renforcer la résilience face à l’élévation du niveau de la mer et aux chocs climatiques. Chaque région a sa feuille de route. Il nous reste à veiller à l’alignement des plateformes Nexus nationales avec ces cadres régionaux. Pour le cas du Sahel, nous disposons déjà d’une initiative pilote du Nexus dite : Initiative 4×5 pour un développement résilient stable et prospère du sahel. Le Plan d’Investissement Climat pour la Région du Sahel (PIC-RS) n’est pas un plan sur papier. Il est le cadre régional de référence pour la résilience climatique au Sahel. Les CDN des pays du Sahel en