Niamey, 11 août 2026 – La Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS) a abrité, ce mardi 11 août 2026 à son siège à Niamey, la cérémonie de restitution des travaux et de remise d’attestations aux membres du Pôle National d’Experts du Fonds Vert pour le Climat (FVC) du Niger. Elle marque une étape importante dans le renforcement des capacités nationales de mobilisation des financements climatiques.
Placée sous la présidence du Ministre de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, la cérémonie s’est tenue en présence de S.E.M. Issifi Boureima, Secrétaire Exécutif de la CCRS, du Secrétaire Exécutif du CNEDD, Autorité Nationale Désignée du FVC au Niger, et du Représentant de l’UNICEF au Niger.

Portée par la CCRS, en collaboration avec le Ministère en charge de l’Environnement, le CNEDD et l’UNICEF, cette initiative pilote vise à doter le Niger d’une expertise nationale capable de transformer ses priorités climatiques en projets structurés et bancables. Elle s’inscrit en cohérence avec la CDN 3.0, le Programme de Refondation et le Plan d’Investissement Climat pour la Région du Sahel (PIC-RS).
La restitution, présentée par Mme Ramata Abba Kiari, Présidente du Groupe de Travail Conjoint des Experts de la CCRS, a mis en lumière les premiers résultats. Dans une logique d’apprentissage par la pratique, les experts ont produit trois notes conceptuelles maturées et validées, représentant un portefeuille de 129,2 millions USD, dont 108,4 millions USD à solliciter auprès du FVC.

Les trois ébauches de projets portent sur :
- Résilience agro-sylvo-pastorale et eau : 70 millions USD, dont 65 millions USD au FVC. Elle cible 3 régions et 2,45 millions de personnes.
- Modernisation des périmètres irrigués par les énergies renouvelables : 24,2 millions USD, dont 17,9 millions USD au FVC. Elle concerne 4 000 ha dans les bassins du fleuve Niger et de la Komadougou.
- « Villes Vertes du Niger » : 35 millions USD, dont 25,5 millions USD au FVC. Elle vise l’adaptation et l’atténuation à Niamey, Maradi, Zinder et Tahoua.
En quelques jours, les experts ont ainsi posé les bases d’un portefeuille de près de 130 millions USD pour la résilience climatique du Niger.

Pour S.E.M. Issifi Boureima, Secrétaire Exécutif de la CCRS, le Pôle traduit la volonté de renforcer l’autonomie des pays du Sahel dans la conception de leurs propres projets, à partir de leurs priorités et des besoins des populations.
Le défi est désormais de pérenniser ce cadre national d’appui à la formulation de projets. L’accompagnement de la CCRS et des partenaires sera déterminant pour rendre ces trois notes pleinement bancables et les soumettre aux mécanismes de financement.
La remise des attestations aux experts consacre à la fois la reconnaissance de leurs efforts et la responsabilité de mettre cette expertise au service des institutions et de la résilience des populations.
Avec cette première expérience, le Niger ouvre la voie à une ambition régionale. Le modèle du Pôle National d’Experts sera progressivement répliqué dans les autres États membres de la CCRS, pour renforcer l’accès des pays du Sahel aux financements climatiques internationaux.
En clair : le Pôle marque le passage du renforcement des capacités à l’action, avec l’ambition de transformer les priorités climatiques du Niger en projets concrets au bénéfice des populations.









