Abidjan, 30 septembre 2026 – La Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), en partenariat avec la Coopération allemande (GIZ), a organisé ce mercredi 30 septembre 2026 à Abidjan un atelier national de validation de l’étude portant sur l’appui à la mise en place d’un Système National de Suivi des Financements de l’Adaptation (SNSFA) en Côte d’Ivoire.
Organisé dans le cadre du Programme « Mise en œuvre des priorités régionales et nationales d’adaptation en Afrique de l’Ouest et Centrale » (PACO), cet atelier d’une journée a réuni des représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers ainsi que des experts impliqués dans les politiques d’adaptation au changement climatique.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Monsieur Emmanuel KOUAKOU, Coordonnateur Adjoint du Programme National Changements Climatiques (PNCC). Son intervention a notamment permis de rappeler l’importance, pour la Côte d’Ivoire, de disposer d’un mécanisme national capable d’améliorer la connaissance, la traçabilité et le suivi des ressources financières consacrées à l’adaptation au changement climatique.
Prenant la parole au nom de la GIZ, Monsieur Salomon KOUAKOU, Conseiller technique en adaptation au changement climatique, a rappelé l’urgence d’agir face aux conséquences déjà visibles du dérèglement climatique.
Selon lui, le changement climatique n’est plus une menace lointaine. En Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, ses effets touchent déjà directement les populations dont les moyens de subsistance reposent sur l’agriculture, l’élevage et la pêche, avec des conséquences sur les récoltes, les revenus et la sécurité alimentaire.
C’est précisément pour accompagner les pays face à ces défis que le Programme PACO intervient au Bénin, en République du Congo, au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Il vise à soutenir la traduction en actions concrètes des engagements climatiques pris par les pays, notamment à travers leurs Contributions déterminées au niveau national (CDN) et leurs Plans nationaux d’adaptation (PNA), tout en renforçant les capacités des gouvernements, de la société civile, des collectivités territoriales et des petites et moyennes entreprises.
Au nom de Son Excellence Monsieur le Secrétaire Exécutif de la CCRS, Madame Hassane Baka Oumou Hani, Chargée de programme Genre et Changement climatique au Département technique, a souligné que la mobilisation des ressources financières ne représente qu’une partie du défi. Il est également essentiel d’assurer la transparence, la traçabilité et le suivi des financements consacrés à l’adaptation.
L’étude soumise à validation constitue ainsi une étape importante vers la mise en place d’un dispositif national permettant à la Côte d’Ivoire de mieux suivre ses financements d’adaptation. Le futur système est appelé à devenir un véritable outil d’aide à la décision, en contribuant à améliorer la coordination entre les institutions, renforcer la redevabilité et fournir des données fiables pour mieux planifier et orienter les investissements climatiques.
Pour la CCRS, cette initiative s’inscrit pleinement dans les orientations du Plan d’Investissement Climat pour la Région du Sahel (PIC-RS 2025-2030), notamment en matière de renforcement des capacités institutionnelles, d’amélioration du suivi des investissements climatiques et d’accompagnement des pays dans la mise en œuvre de leurs priorités d’adaptation.
Durant cette journée de travaux, les participants ont examiné les résultats et les propositions de l’étude afin de contribuer à la définition d’un système réaliste, cohérent, opérationnel et adapté au contexte institutionnel ivoirien. Leurs observations et recommandations devront permettre de consolider le dispositif proposé et d’en favoriser l’appropriation par l’ensemble des acteurs nationaux concernés.
À travers le Programme PACO, la CCRS et la GIZ réaffirment ainsi leur engagement à accompagner les pays dans le renforcement de leurs capacités d’adaptation, l’amélioration du suivi des financements climatiques et la mobilisation de ressources au service de communautés plus résilientes face aux changements climatiques.













